Des grèves frappent la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne [FR]

Trois des principales économies européennes seront frappées par des mouvements de grève ce 28 mars 2006. Aussi bien en France qu’au Royaume-Uni, ces perturbations soulignent les difficultés à faire passer les réformes du marché du travail.   

La France est confrontée à des grèves sur l’ensemble de son territoire. Une centaine de manifestations doivent perturber les transports publics, les salariés du public comme du privé étant attendus dans les rues pour manifester contre le CPE.

Le « contrat première embauche » du Premier ministre Dominique de Villepin a été conçu pour réduire le taux de chômage des jeunes, supérieur à 20%, et permet d’embaucher des jeunes de moins de 26 ans en les gardant en période d’essai pendant deux ans. Cependant, la menace que ce contrat fait peser sur les garanties traditionnelles de sécurité de l’emploi sur le long terme et l’absence de communication du projet auprès du grand public ont suscité la colère et le ressentiment des citoyens.

Au Royaume-Uni, les retraites de l’administration locale et l’avenir des systèmes de retraite anticipée sont en jeu alors que 1,5 million d’employés de collectivités feront grève pendant 24 heures à travers le Royaume-Uni. Cette grève devrait, selon les syndicats, provoquer les plus grandes perturbations dans le pays depuis la grève générale de 1926.

La colère a pour cible le projet du gouvernement visant à abolir une règle qui autorise certains employés de l’administration locale à prendre une retraite complète à 60 ans. L’allongement de l’espérance de vie et les pressions budgétaires qu’elle entraîne sont les raisons de ces coupes, ainsi que la législation européenne contre la discrimination fondée sur l’âge qui sera transposée au Royaume-Uni au cours de l’année 2006.

En Allemagne, IG Metall, le plus grand syndicat au monde, enverra certains de ses membres aux grèves dites préventives à Leipzig, sur le site de l’usine du constructeur automobile BMW. Environ 3,4 millions travailleurs des secteurs métalo-industriels et mécaniques exigent une augmentation de 5% de leur salaire. Les négociations salariales visant à résoudre le conflit ont échoué par deux fois.

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