Écosse et Pays de Galles s’assurent de nouvelles compétences après le Brexit

Le parlement écossais, à Édimbourg, veut récupérer les compétences jusqu'ici aux mains de l'UE. [Shutterstock]

L’Écosse et le Pays de Galles ont voté des lois pour récupérer certaines compétences après le Brexit et éviter ainsi qu’elles ne soient accaparées par Londres.

Le 21 mars, les parlements écossais et gallois ont adopté des « lois de continuité » identiques afin de garantir que les pouvoirs rapatriés en Grande-Bretagne de Bruxelles soient dévolus à l’Écosse et au Pays de Galles plutôt qu’au parlement britannique.

Le gouvernement de la Première ministre britannique, Theresa May, souhaite que tous les pouvoirs rapatriés de l’Union européenne soient dévolus à Londres afin d’éviter que les nations constitutives du Royaume-Uni n’adoptent des règles différentes qui pourraient désorganiser le commerce intérieur britannique.

Cependant, de nombreuses compétences, comme les règles régissant la pêche et l’agriculture, seraient soumises à un contrôle local et leur modification ne devrait pas nécessiter une autorisation de Westminster.

Le gouvernement a toutefois refusé de donner à l’Écosse et au pays de Galles l’assurance qu’il n’interviendrait pas dans leurs lois locales après le Brexit. Les gouvernements gallois et écossais tentent donc de prendre l’initiative en créant leur propre législation sur le Brexit.

Édimbourg, Belfast et Cardiff se crispent sur le Brexit

Londres pourrait attribuer davantage de compétences aux gouvernements décentralisés, afin de sortir de l’impasse l’opposant à Édimbourg, Belfast et Cardiff sur le Brexit.

Du poisson dans la Tamise

Des partisans du Brexit ont jeté des caisses de haddock dans la Tamise pour dénoncer l’accord conclu à Bruxelles entre Londres et l’UE, qui revient selon eux à trahir l’industrie britannique de la pêche.

Aux termes de cet accord sur la période de transition post-Brexit, le gouvernement de Theresa May a accepté de demeurer au sein de la politique commune de la pêche (PCP) pendant vingt mois après la sortie de l’UE, prévue le 29 mars 2019.

Un premier compromis trouvé sur l’accord de Brexit

L’UE et le Royaume-Uni se sont accordés sur « une grande partie » de ce qui constituera l’accord du Brexit, y compris la période de transition.

En Écosse, les députés du Parti conservateur de Theresa May ont menacé de rejeter tout accord final sur le Brexit si la Grande-Bretagne ne quitte pas également la PCP.

Parmi les militants pro-Brexit qui ont jeté les caisses de poissons dans la Tamise, du pont d’un petit bateau de pêche juste devant le Parlement de Westminster, figurait Nigel Farage, ancien dirigeant du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui a dénoncé les quotas imposés par Bruxelles.

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