La facture du Brexit se précise autour de 50 milliards d’euros

Theresa May EPA-EFE/CHRISTIAN HARTMANN / POOL

Le Royaume-Uni a offert de payer l’essentiel de ce que l’Union européenne lui réclame pour régler la note du Brexit. Soit une somme comprise entre 50 et 60 milliards d’euros.

Le différend sur la «facture du divorce» était un des obstacles majeurs à l’ouverture de la deuxième phase des négociations concernant les contours d’un accord commercial post-Brexit entre Londres et l’UE.

La somme que proposerait le gouvernement britannique tournerait autour de 50 milliards d’euros selon la presse britannique. Ce montant représente la part que Londres devra payer après le Brexit, prévu le 29 mars 2019 à 23h, pour des engagements pris avant cette date, par exemple le paiement des retraites de personnels de l’UE.

La Commission européenne a dit souhaiter recevoir 60 milliards d’euros.

La Première ministre britannique, Theresa May, doit s’entretenir avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, le 4 décembre.

Londres estime à 40 milliards la facture du Brexit

Le Royaume-Uni est prêt à payer jusqu’à 40 milliards d’euros à l’UE, rapporte le Sunday Telegraph, citant des sources gouvernementales. Une somme bien moins élevée que quelle qui a été officieusement annoncée côté européen.

On indique à Bruxelles de source proche des négociations que les travaux autour de la proposition britannique vont se poursuivre avant les discussions de lundi. Mais des diplomates de l’UE au fait du progrès du dossier indiquent que l’offre britannique est prometteuse et que, sur la question du règlement financier, les deux parties sont, comme l’un d’entre eux le dit, «proches d’un accord».

D’autres soulignent que le Royaume-Uni doit encore présenter son offre en bonne et due forme et qu’il faut encore que les 27 États restant dans l’UE donnent leur accord.

Un accord sur le montant du divorce permettrait d’annoncer l’ouverture de la deuxième phase des discussions lors du Conseil européen des 14 et 15 décembre.

L’UE a indiqué à maintes reprises qu’il fallait qu’il y ait «des progrès significatifs» sur trois éléments clés du traité de sortie de l’UE – (le chèque que Londres devra signer pour solder le divorce; les droits des expatriés; l’avenir de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord) avant que puissent démarrer les négociations souhaitées par Londres sur un accord de libre-échange post-Brexit.

Le 24 novembre, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a indiqué à Theresa May qu’elle n’avait plus que dix jours, ce qui correspond à la date de lundi prochain, pour apporter des propositions claires sur ces trois sujets de contentieux.

Selon le Financial Times, la Grande-Bretagne est prête à honorer l’intégralité de ses engagements financiers, soit un total pouvant aller jusqu’à 100 milliards d’euros. Le quotidien économique ajoute que les paiements nets de Londres sur ce passif, étalés sur plusieurs décennies, pourraient représenter moins de la moitié de ce total.

Le Daily Telegraph écrit pour sa part que la Grande-Bretagne a donné son accord de principe à l’Union européenne, ajoutant que la somme définitive, laissée délibérément dans l’ambiguïté, serait comprise entre 45 et 55 milliards.

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