La plus grande batterie en Europe est en phase de test

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La plus grande batterie en Europe devrait être testée à Leighton Buzzard, dans le comté du Bedfordshire. Elle pourrait transformer le réseau électrique britannique et promouvoir l’énergie renouvelable.

L’essai d’une technologie de pointe en matière de stockage de l'énergie portera sur les nouvelles méthodes de captage de l'électricité. L’objectif est de pouvoir la libérer après de longues périodes et de réguler les fluctuations de l'offre et de la demande qui entravent le réseau électrique. La découverte de méthodes de stockage de l'énergie éolienne et solaire est essentielle au maintien d'une source constante d'énergie.

 

Le stockage à partir de petits dispositifs, tels que des batteries et des ordinateurs portables, est toutefois difficile à appliquer une grande échelle. Ce qui est nécessaire pour équilibrer l'offre et la demande sur le réseau national.

 

À la sous-station électrique de Leighton Buzzard, trois entreprises espèrent développer l'une des plus grandes batteries jamais construites. Elles utiliseront du lithium et du manganèse. Le projet de 18,7 millions de livres sterling (21,6 millions d'euros) constituera la pièce maîtresse d'un essai sur le stockage électrique, qui pourrait se répercuter sur le secteur des énergies renouvelables.  Les contribuables britanniques financent à hauteur de 13,2 millions de livres (15,2 millions d'euros) le parc de batteries d'une capacité de 6 mégawatts des trois entreprises (S&C Electric Europe, Samsung SDI et Younicos). Ce parc serait capable d'absorber et de libérer de l'énergie afin de répondre à la demande du réseau. Les premiers résultats ne devraient pas arriver avant 2016.

 

Andrew Jones, le directeur général de S&C Electric Europe, a expliqué que les entreprises avaient choisi Leighton Buzzard, car ce site bénéficiait des infrastructures nécessaires pour organiser un essai, y compris de bons raccordements au réseau et la capacité pour un parc de batteries à grande échelle. Il a déclaré : « La capacité inhérente de stockage d'énergie pour renforcer le réseau est en mesure de répondre aux grands défis de la décarbonisation du Royaume-Uni.  Les projets actuels de stockage de l'énergie sont toutefois limités, ce qui engendre un manque de confiance. Cette démonstration pratique entend montrer les forces et les limites du stockage. Et libérer son potentiel de technologie clé dans la transition vers une énergie faible en carbone. »

 

Si les tests sont concluants, la batterie et les connaissances du réseau qui en découlent seront diffusées dans le monde. Le Royaume-Uni pourrait à lui seul économiser 3 milliards de livres (3,5 milliards d'euros) par an dans les années 2020 grâce au stockage de l'énergie à grande échelle, selon une étude de l'Imperial College London.

L'électricité issue des énergies renouvelables, comme l'éolien ou le solaire, dépend de la capacité de stockage pour optimiser et équilibrer les flux énergétiques entre l'offre et la demande. L'UE s'est engagée à augmenter la part d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique du continent à 20 % d'ici 2020. Ce pourcentage augmentera probablement au cours des années suivantes. Cette décision a dès lors suscité l'intérêt pour de nouvelles méthodes de stockage d'électricité.

 

Selon le système d'information stratégique en ligne sur les technologies énergétiques (SETIS), les principales technologies actuelles de stockage de l'énergie sont : l'hydroélectricité avec capacité de stockage, le stockage de l'énergie par air comprimé, les accumulateurs à circulation constante, les systèmes énergétiques à base d'hydrogène, les batteries d'accumulation, les volants d'inertie, les supercondensateurs et le stockage d'énergie magnétique supraconductrice.

  • 2020 : l'UE s'est engagée à augmenter à 20 % la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique par rapport aux niveaux de 1990

 

 

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