L’ambassadeur britannique à l’Unesco veut rassurer sur l’après Brexit

Matthew Lodge [Ouest-France]

Matthew Lodge, ministre et ambassadeur de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord auprès de l’Unesco a réaffirmer la volonté de son pays de préserver les relations bilatérales, malgré le Brexit. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le commerce bilatéral entre la France et le Royaume-Uni, c’est 75 milliards d’euros par an. Mais le Brexit pourrait bien rebattre les cartes des relations économiques entre le Royaume-Uni et les régions de France, dont la Bretagne, si proche des cousins britanniques. 14 000 Britanniques vivent aujourd’hui en Bretagne, auxquels s’ajoutent environ 10 000 résidents secondaires.

Une convention a été signée entre la Chambre de commerce franco-britannique et la CCI d’Ille-et-Vilaine.

« Des temps incertains »

« Nous vivons des temps incertains, mais il y a tant de liens entre nos deux pays que nous saurons les consolider et les développer pour trouver un avenir commun », promet Matthew Lodge.

Le ministre et ambassadeur de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord auprès de l’Unesco a été accueilli ce mercredi après-midi à l’opéra de Rennes par Gaëlle Andro, élue municipale et vice-présidente de Rennes métropole.

Le Royaume-Uni rêve du Commonwealth pour ses échanges commerciaux post-Brexit

Les eurosceptiques britanniques estiment que les autres pays du Commonwealth deviendront les principaux partenaires commerciaux du Royaume-Uni après le Brexit.

 

Droit de vote, libre circulation

L’ambassadeur est venu « rassurer nos concitoyens qui s’interrogent sur l’après Brexit ». Bruxelles et Londres ont trouvé un accord pour ne pas toucher, avant fin 2020, aux droits communautaires acquis.

Et après ? « C’est moins clair, mais les discussions se poursuivent pour régler certaines questions, comme le droit de vote des Britanniques aux municipales ou leur libre circulation. »

Muscler les échanges économiques

Sur le plan économique, en tout cas, les chambres de commerces s’organisent. Une convention a été signée entre la chambre de commerce franco-britannique et la CCI d’Ille-et-Vilaine, qui vise à accélérer les échanges entre les entreprises des deux côtés de la Manche.

« Cette convention c’est un début, nous allons y mettre du contenu pour faire grandir nos économies ensemble, le contexte politique nous y obligera », souligne Emmanuel Thaunier.

Le Royaume-Uni et la Bretagne disposent de nombreux atouts sur des secteurs d’excellence communs dont le numérique, la technologie, la cybersécurité, l’éducation-formation ou l’agroalimentaire… L’ambassadeur a notamment visité, à Rennes, le pôle d’excellence cyber et l’institut de recherche B-Com.

De part et d'autre de la Manche, les entreprises se préparent au "hard Brexit"

Côté business, les appels à préparer à l’après Brexit se multiplient. Mais le flou qui entoure encore la probable période de transition rend le projet délicat.

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