Le Brexit pourrait coûter cher à la Bretagne

« Le rétablissement des frontières va se traduire par des contrôles douaniers, des formalités à remplir, des délais de transports et de transaction. Donc des coûts supplémentaires. » [Ouest-France]

Quelle que soit l’issue des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, la sortie des Britanniques aura des conséquences pour l’économie régionale. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

« Le 30 mars, on plonge dans un autre monde », a prévenu François Bareau, le Monsieur Brexit de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Bretagne, lors de la dernière assemblée générale. À cette date, le Royaume-Uni ne sera plus un État membre de l’Union européenne. S’engageront alors des négociations commerciales qui devront aboutir pour fin 2020, en vue, si possible, d’un accord de libre-échange.

Qu’adviendra-t-il des liaisons maritimes et aériennes ? De la pêche dans les eaux britanniques ? Des exportations et importations ? L’avenir le dira.

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« Des coûts supplémentaires »

« Ce qui est certain, prédit l’expert de la CRCI, c’est que le rétablissement des frontières va se traduire par des contrôles douaniers, des formalités à remplir, des délais de transports et de transaction. Donc des coûts supplémentaires. »

Les chambres de commerces qui gèrent les aéroports et ports, en particulier ceux de Roscoff et Saint-Malo – départs des liaisons maritimes transmanche – savent qu’il faudra y faire des aménagements. « Il y aura de gros impacts sur les contrôles sanitaires et vétérinaires », souligne Cécile Guyader, la secrétaire générale pour les affaires régionales à la préfecture de Région.

Toutefois, elle se garde d’être alarmiste : « Il faut informer et ne pas alerter trop pour que les risques d’ordre public ne dégénèrent pas. Le scénario de 27 km de camions devant Roscoff ou Saint-Malo ne se produira pas ! »

Concernant les exportations, François Bareau entend aussi relativiser les conséquences. « Le Royaume-Uni est le 5e pays partenaire de la Bretagne à l’export avec 7,2 % des échanges, soit 816 millions d’euros. Le volume d’exportations bretonnes représente moins de 1 % du PIB breton. »

Pour lui, les « deux risques économiques majeurs » concernent les variations du taux de change – la livre a déjà perdu 12 % de sa valeur – et « les formalités et coûts administratifs qui rendront plus difficile l’accès au marché britannique pour les entreprises, mais également pour les personnes ».

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