Le camp du Brexit «doux» se réduit

Manifestation contre le Brexit à Londres, mars 2017. [John Gomez/Shutterstock]

Le Royaume-Uni ne restera pas dans l’Union européenne via une « porte dérobée » et quittera le marché unique et l’union douanière après le Brexit en 2019, ont promis deux ministres britanniques dans une interview au Sunday Telegraph.

Après s’être divisés sur la nécessité d’une éventuelle période de transition après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, prévue en mars 2019, le ministre des Finances, Philip Hammond, partisan de cette solution, et le ministre du Commerce, Liam Fox, qui y était opposé, semblent avoir rapproché leurs points de vue.

« Nous voulons que notre économie reste forte et dynamique pendant cette période de changement. Cela signifie que les entreprises doivent pouvoir être certaines qu’elles ne se retrouveront pas au bord du gouffre quand nous quitterons l’Union européenne dans seulement 20 mois », écrivent-ils.

Les désaccords minent les négociations du Brexit

Lors d’un second cycle des négociations, l’UE et le Royaume-Uni ont campé sur leur position sur la question des obligations financières de Londres et celle du tribunal qui garantira les droits des citoyens européens dans un monde post-Brexit.

« C’est pourquoi nous pensons qu’une période de transition limitée sera importante pour promouvoir nos intérêts nationaux et offrir aux entreprises une plus grande assurance », poursuivent-ils, « mais elle ne peut pas être indéfinie; cela ne peut pas être une porte dérobée pour rester dans l’UE. »

Pendant cette période, « le Royaume-Uni sera en dehors de l’union douanière et sera un +pays tiers+, pas une partie des traités européens », assurent les ministres.

Les négociations avec l’UE sur le Brexit ont été entamées en juin au sujet de trois questions clés: les droits futurs des citoyens européens installés au Royaume-Uni, le règlement financier du divorce, et la question de la frontière irlandaise.

D’autres membres du gouvernement de Londres continuent cependant d’afficher leurs divisions, faisant craindre à des sources diplomatiques européennes que les négociations ne prennent du retard, faute de « clarté » du côté britannique, alors que les discussions sur les futures relations commerciales doivent démarrer en octobre.

Une nouvelle session de négociations est prévue fin août à Bruxelles.

Londres estime à 40 milliards la facture du Brexit

Le Royaume-Uni est prêt à payer jusqu’à 40 milliards d’euros à l’UE, rapporte le Sunday Telegraph, citant des sources gouvernementales. Une somme bien moins élevée que quelle qui a été officieusement annoncée côté européen.

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