Le Commissaire à l'emploi, Vladimir Spidla, a déclaré que la Commission "ne peut pas forcer [les anciens Etats membres] à supprimer leurs restrictions mais nous pouvons apporter la preuve que les pays qui les ont supprimées n'ont pas de problème."
Selon une étude commandée par le département britannique pour l'emploi et les retraites, intitulée "L'impact de la libre circulation des travailleurs des PECO sur le marché du travail du Royaume-Uni", des chercheurs n'ont trouvé "aucune preuve statistique évidente" suggérant que les flux migratoires des travailleurs en provenance de l'UE-8 ont contribué à la hausse du taux de chômage au Royaume-Uni en 2005. L'année dernière le nombre de demandeurs d'emploi britanniques a augmenté de 90000. En revanche, selon l'étude, "dans l'ensemble, l'impact économique des immigrés provenant des nouveaux Etats membres a été modeste et généralement positif."
L'étude révèle qu'entre le 1er mai 2004 et le 30 septembre 2005, quelques 293 000 immigrés ont été enregistrés par le WRS britannique (Worker Registration Scheme). L'enregistement via le WRS est obligatoire pour les immigrés qui sont employés au Royaume-Uni pour un mois ou plus. La grande majorité des postulants sont des Polonais (58%), suivis par les Lituaniens (14%) et des Slovaques (11%).
Le Ministre britannique de l'Intérieur, Tony McNulty a affirmé que "les chiffres indiquent que les travailleurs des pays qui ont adhéré depuis peu continuent de venir au Royaume-Uni pour travailler, occupent des postes importants, soutiennent la prestation de services publics dans les communautés à travers le Royaume-Uni et contribuent de façon positive à notre économie et notre société."
Le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, estime que la libre circualtion des travailleurs au sein de l'UE est essentielle au développement des Etats membres. Selon lui, si l'Europe se ferme sur elle-même, l'Asie pourrait l'emporter.
Le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, a déclaré qu'un "certain nombre de pays ont déjà ouvert leurs frontières. D'autres vont décider, dans les jours ou les semaines à venir, s'ils veulent maintenir leurs frontières fermées pour trois ans supplémentaires. Nous ne faisons pas l'un ou l'autre."
Le Premier ministre estonien, Andrus Ansip, a quant à lui affirmé que "même si nous perdons des personnes brillantes au profit des anciens Etats membres, je crois que les gens ne peuvent être retenus comme des esclaves dans leur pays. Il serait criminel d'empêcher des jeunes gens talentueux de quitter le pays par crainte de les voir partir vers d'autres pays."