Les marchés n’intègrent pas encore le risque d’un Brexit dur

François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. [Toru Hanai]

Le gouverneur de la Banque de France estime que les marchés financiers n’ont pas pris en compte le risque d’un Brexit dur, notamment dans la valeur de la livre sterling. Un article de notre partenaire, La Tribune.

Attention au choc d’un no-deal. Les marchés financiers doivent se préparer face au risque croissant de sortie non négociée du Royaume-Uni de l’Union européenne, a prévenu le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui est également membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), ce mardi 2 avril, à dix jours de la nouvelle date butoir.

« Les marchés pariaient encore, jusqu’à hier, sur un scénario d’accord, et ils vont devoir intégrer […] – notamment dans la valeur de la livre – ils vont devoir intégrer le risque croissant d’un non-accord », a déclaré François Villeroy de Galhau sur BFM Business. « Les marchés financiers aujourd’hui n’ont pas pleinement intégré cette perspective de sortie sans accord donc il y aurait des turbulences sur les marchés financiers. »

La BCE se tient « à disposition des banques britanniques pour leur prêter des euros si nécessaire » a-t-il souligné. La Banque d’Angleterre est réciproquement disposée à prêter des livres sterling en cas de besoin.

La BCE s’inquiète des risques d’un Brexit sans accord pour la zone euro

Alors que les députés britanniques ont rejeté pour la troisième fois l’accord de retrait de Theresa May, la BCE s’inquiètent des conséquences d’un Brexit sans accord pour la croissance économique en zone euro. Un article de notre partenaire EuroEfe

« Grande perturbation »

Dans la matinée sur France Inter, il avait déclaré qu’une sortie sans accord « serait sur le plan économique et sur le plan des marchés financiers, un scénario de grande perturbation ».

En dépit des dispositions prises, au niveau européen comme au niveau national, pour assurer la continuité des contrats et pour protéger les clients du secteur financier, « il y aura évidemment, si nous sommes dans ce scénario, des turbulences comme il y en avait eu en juin 2016 », au moment du référendum sur l’avenir du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne, a prédit le banquier central.

Les députés britanniques n’ont trouvé lundi aucune alternative à l’accord que Theresa May a conclu en novembre avec Bruxelles, prolongeant l’incertitude. Le gouvernement britannique doit se réunir dans la journée autour de la Première ministre pour décider de la suite des événements.

Un Brexit sans accord serait «pratiquement inévitable»

Après avoir rejeté pour la troisième fois l’accord de retrait négocié par Theresa May, les députés britanniques ont également rejeté les quatre alternatives à cet accord, faisant du Brexit sans accord un scénario « pratiquement inévitable ».

La Tribune

La Tribune [latribune.fr]

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