Les PME, un accélérateur pour la mise sur le marché des innovations [FR]

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Un éminent expert français en transferts de technologies a mis en avant les partenariats de recherche avec les PME comme une manière efficace de mettre des produits innovants sur le marché. Dans un entretien accordé à EURACTIV, le Dr Bruno Sportisse, de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), a déclaré que travailler avec des PME peut constituer un défi, mais peut également avoir un impact important.

« Notre objectif est d’assurer un impact maximum avec ce que nous faisons. Nous considérons que les PME peuvent être un raccourci très rapide vers le marché, et travailler avec de nombreuses PME augmentera notre impact économique », a déclaré M. Sportisse, directeur du département en charge du transfert de technologie et de l’innovation à l’INRIA

M. Sportisse a ajouté que l’INRIA avait intensifié ses partenariats avec des petites entreprises, mais qu’il pourrait s’avérer complexe de choisir les bonnes entreprises avec lesquelles travailler. 

« Il est facile d’identifier les grandes entreprises – il y a, disons, environ 10 partenaires stratégiques potentiels dans notre secteur. C’est beaucoup plus difficile avec les PME. EN France, on peut estimer qu’il existe des milliers d’entreprises innovantes », a-t-il indiqué.

Relier les équipes de recherche avec des pôles de compétitivité pertinents peut aider à la création de réseaux de scientifiques et de PME, dans lesquels les idées et les technologies peuvent être échangées. 

« C’est une chose que d’identifier les PME, c’en est une autre de trouver la bonne équipe de recherche avec laquelle travailler et l’aider à faire évoluer ses recherches ou ses technologies », a ajouté M. Sportisse.

En outre, il a déclaré que les différences principales entre les instituts de recherche travaillant avec des petites et des grandes entreprises, notamment concernant la propriété intellectuelle, et la période de temps nécessaire. Les PME ont tendance à vouloir des délais de production courts, a-t-il expliqué. 

M. Sportisse a indiqué que l’INRIA avait lancé plusieurs initiatives pour renforcer les liens avec les PME, ajoutant qu’une nouvelle possibilité de déduction fiscale pourrait encourager de petites entreprises à développer de nouveaux produits novateurs. 

« Il existe une nouvelle incitation fiscale pour les petites entreprises en France, qui pourrait les encourager à investir dans la R&D. Elle relève de l’évolution du pays français de la recherche », a-t-il indiqué.

En début d’année, l’INRIA a fondé un club de PME, sur la base de certaines des entreprises qu’elle a créées par essaimage ces dernières années. L’institut a engendré 95 start-ups en 25 ans, dont 70 dans les dix dernières années. 

« Nous voulons ouvrir ce cercle aux autres PME », a déclaré M. Sportisse.

L’Union européenne travaille à la transformation de son investissement dans la recherche  en des produits commercialisables. Elle dispose de plusieurs programmes venant au soutien de la création de la propriété intellectuelle, basés sur des projets de recherche et développement. Cela relève également de la motivation qui sous-tend la création de l’Institut européen d’innovation et de technologie

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici

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