L’Espagne assouplit sa position sur l’indépendance écossaise

Alfonso Dastis, ministre espagnol des Affaires étrangères. [EU Regional/Flickr]

L’Espagne a assoupli sa position sur un éventuel référendum d’indépendance de l’Écosse qui ne souhaite pas être entraînée hors de l’Union européenne à l’occasion du Brexit.

La question de l’indépendance écossaise est hautement sensible en Espagne, car le gouvernement redoute qu’une telle initiative alimente les revendications séparatistes de la Catalogne.

L’Espagne se pose notamment en obstacle à une éventuelle intégration de l’Écosse si cette dernière sortait du Royaume-Uni et faisait acte de candidature auprès de l’Union européenne.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a semblé assouplir cette position dimanche, affirmant que son pays ne bloquerait pas une telle initiative écossaise « a priori ».

Malgré tout, a-t-il précisé, l’Espagne n’est pas favorable à une fragmentation de l’Europe.

Selon le ministre, les situations de l’Écosse et de la Catalogne ne peuvent pas être comparées, car les revendications des séparatistes catalans sont anticonstitutionnelles. La généralité catalane a annoncé son intention de tenir une consultation référendaire sur son indépendance cette année.

« Ayant dit cela, si, en application des règlements, l’issue du processus est une division du Royaume-Uni, chaque élément du Royaume-Uni qui devient un État et souhaite rejoindre l’UE devra faire acte de candidature. Il devra suivre les étapes prévues », a-t-il poursuivi.

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Cette déclaration intervient à un moment de tension entre l’Espagne et la Grande-Bretagne à propos du statut de Gibraltar, petite enclave située au sud de l’Espagne qui fut cédée aux Britanniques en 1713.

L’UE estime qu’une fois le Brexit consommé, aucun accord entre l’UE et la Grande-Bretagne concernant Gibraltar ne pourra être adopté sans un aval espagnol. Londres maintient un soutien « implacable » à ce territoire.

Interrogé sur cette question, Alfonso Dastis a refusé d’évoquer un éventuel droit de véto de son pays sur la question de Gibraltar, mais a dit considérer d’une manière très positive la position de l’UE.

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