Les Tchèques, Britanniques et Italiens sont les moins convaincus par leur adhésion à l’UE

Si un referendum sur l’adhésion à l’UE était organisé dans tout le bloc aujourd’hui, atteindre une majorité en faveur de l’Europe serait impossible au Royaume-Uni, en République tchèque et en Italie, selon le dernier Eurobaromètre. 

Si un référendum sur l’adhésion à l’UE avait lieu aujourd’hui, un total de 45 % de Britanniques, 47 % de Tchèques et 49 % d’Italiens soutiendraient le maintien dans l’Union. Les votes en faveur d’un divorce comptabiliseraient quant à eux 37 %, 24 % et 19 % respectivement.

Quant au pourcentage d’indécis, il serait de 32 % en Italie, 29 % en République tchèque et 18 % au Royaume-Uni.

En fin de compte, une large majorité d’Européens à travers l’UE voterait pour continuer à faire partie de la famille européenne.

Les plus enthousiastes seraient les Néerlandais (86 %), les Irlandais et les Luxembourgeois (83 %), les Suédois (81 %) et les Allemands (80 %).

Le sondage a été publié moins d’un mois avant que les Européens ne commencent à voter le 23 mai pour choisir leurs représentants au Parlement européen.

Les élections européennes pour les nuls

Vous ne savez pas vraiment pour qui et pourquoi vous devez voter le 26 mai prochain ? Pas d’inquiétudes…vous n’êtes pas le seul. Euractiv vous aide à y voir plus clair.

Dans le cas de l’Italie, les auteurs notent que les résultats sont « encourageants » parce que le vote pour rester a augmenté de cinq points de pourcentage au cours des six derniers mois et que les résultats du vote pour partir ont chuté de cinq points au cours de la même période, à 19 %.

« Alors que pas même un Italien sur cinq ne soutiendrait ainsi le départ de son pays de l’UE, l’impact du débat politique actuel pourrait également se refléter dans la troisième catégorie de réponses : Par rapport à tous les autres pays de l’UE, les répondants italiens sont les plus incertains, 32 % d’entre eux disant qu’ils ne sauraient pas quoi faire en cas de référendum », écrivent les auteurs.

L’enquête a été menée auprès de 27 973 Européens entre le 19 février et le 4 mars et a constaté une augmentation globale du nombre d’électeurs indécis dans 13 pays, dont le Royaume-Uni.

Alors qu’il y a six mois, seuls 12 % des Britanniques n’étaient pas sûrs de leur vote, ce chiffre est passé à 18 % en mars.

Cette augmentation reflète « l’insécurité croissante de l’opinion publique face à l’incertitude politique au Royaume-Uni », indique le sondage.

Le Brexit refroidit les vélléités de sortie de l’UE

Le parti d’extrême droite suédois, les Démocrates de Suède, ne réclame plus une sortie de l’UE. Et il n’est pas le seul : plusieurs partis populistes d’Europe ont fait marche arrière à ce sujet.

La Grande-Bretagne, la République tchèque et l’Italie font partie des pays où les avantages de l’UE sont les moins perçus. Au total, 58 % des Tchèques, 54 % des Britanniques et 41 % des Italiens pensent qu’ils ont des avantages à appartenir à l’UE.

Les Autrichiens et les Grecs (57 %) font également partie du groupe des moins enthousiastes à l’égard de la famille européenne.

Néanmoins, une moyenne de 68 % des personnes interrogées dans l’UE à 27 ont déclaré que l’adhésion a été bénéfique pour leur pays, le niveau le plus élevé depuis 1983.

Que risque le prochain Parlement européen avec la montée des eurosceptiques?

Les formations eurosceptiques devraient être la deuxième force politique du prochain Parlement européen, avec ou sans les Britanniques. Une configuration qui pourrait paralyser l’institution.

Mais malgré l’attitude globalement positive à l’égard du projet européen, de nombreux répondants sont insatisfaits de la situation actuelle.

La moitié des Européens pensent que les choses vont dans la mauvaise direction dans l’UE, en particulier pour les électeurs grecs et français (66 %), italiens (58 %) et tchèques (56 %).

En outre, seulement 51 % des répondants estiment que leur voix compte dans l’UE, contre 62 % dans leur propre pays.

C’est en partie pour cette raison qu’un plus grand nombre d’Européens (27 %) sont incertains et considèrent l’UE comme « ni une bonne ni une mauvaise chose », une augmentation constatée dans 19 États membres.

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