Theresa May annonce des législatives pour consolider sa majorité

la Première ministre britannique, Theresa May, s’exprime à l’occasion du lancement de la campagne électorale locale du Parti conservateur à Nottingham, le 6 avril 2017. [Rui Vieira/ EPA]

La Première ministre britannique, Theresa May, souhaite une majorité plus solide. Un projet qui risque de retarder les négociations du Brexit.

 

« Nous avons besoin d’une élection, et nous en avons besoin maintenant. J’en suis arrivée à cette conclusion récemment », a indiqué Theresa May à la sortie de sa résidence du 10 Downing Street. Pourtant, avant les vacances de printemps, son cabinet avait annoncé qu’aucune élection anticipée n’était au programme.

La Première ministre s’est justifiée en avertissant que si « le pays s’unissait », ce n’était « pas le cas Westminster ». « Nous avons tenu les engagements pris à l’issue du référendum et le gouvernement a adopté la bonne stratégie », a-t-elle cependant ajouté.

Le climat se tend entre le parlement et Theresa May sur le Brexit

Alors que le débat parlementaire sur le Brexit se poursuit à Londres, un député conservateur britannique s’est désolidarisé dimanche de la ligne de son parti en critiquant la stratégie de la Première ministre Theresa May.

Un vote sera organisé le 19 avril dans la chambre basse du parlement britannique afin d’approuver la date proposée des élections anticipées. En théorie, aucune élection n’était prévue avant 2020, mais si la date du scrutin est approuvée, celui-ci se tiendra une semaine seulement avant les élections législatives françaises, qui auront lieu le 11 juin.

Dans le dernier sondage d’opinion réalisé par YouGov, les conservateurs ont obtenu 44 % d’intentions de vote, contre 23 % pour les travaillistes. La popularité du parti de Theresa May a ainsi augmenté de 2 % dans la première moitié du mois d’avril.

La Première ministre, à son poste depuis la démission de David Cameron après le référendum sur le Brexit, a reproché au Parti travailliste d’avoir voté contre la loi sur le Brexit.

Elle a également averti que les négociations de sortie de l’UE pourraient « traîner jusqu’aux prochaines élections législatives » si aucune élection anticipée n’était organisée d’ici là. Theresa May a souligné que le Royaume-Uni avait besoin d’une gouvernance solide pour gérer la procédure du Brexit et « éliminer l’incertitude et l’instabilité ».

La popularité actuelle du Parti conservateur pourrait se traduire par une augmentation du nombre de ses membres au parlement face aux travaillistes. Theresa May n’a pour l’heure hérité que d’une faible majorité après la démission de David Cameron. Obtenir un plus grand nombre de sièges augmenterait donc les chances de voter la loi sur le Brexit dans les temps.

L’annonce soudaine de Theresa May a eu des effets immédiats sur le cours de la livre sterling. La devise s’est en effet renforcée lorsqu’elle a communiqué son projet d’élection, en raison de la période d’incertitude qui risque de s’ouvrir. La dernière fois qu’un premier ministre a pris un rendez-vous électoral pour conforter sa légitimité ne s’est pas exactement déroulée comme prévu. Annoncé pour assoir la légitimité de David Cameron, le referendum sur le Brexit s’est soldé par un échec cuisant pour l’homme politique.

L'UE prend acte du « réalisme » de Theresa May

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a qualifié mardi de « plus réaliste » que précédemment le discours prononcé par la Première ministre britannique, Theresa May, sur ses objectifs dans la future négociation de divorce avec l’Union européenne.

 

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.