Les eurodéputés souhaitent un accord d’association avec Londres

Guy Verhofstadt [European Parliament]

Le Parlement européen soutient un accord d’association avec le Royaume-Uni après le Brexit. Un tel accord est déjà en place entre l’UE et l’Ukraine.

544 eurodéputés ont voté pour une résolution rédigée par le groupe de pilotage dédié au Brexit. Ils étaient 110 à s’y opposer. Pour Guy Verhofstadt, responsable du Brexit au sein du Parlement, le texte offre « une vision, une architecture pour l’avenir ».

«  Nous devrions ouvrir des négociations d’association fondées sur quatre piliers : commerce, sécurité interne, coopération thématique et sécurité externe/défense », estime-t-il. « Je pense que Londres verra les avantages d’une telle approche, d’un partenariat profond et spécial. »

La proposition du Parlement stipule que tout futur pacte avec le Royaume-Uni devra respecter l’intégrité du marché unique, de l’union douanière et des quatre libertés (libre circulation des biens, capitaux, services et personnes), sans permettre un « tri sélectif » des lois et des secteurs de l’UE auxquels Londres voudrait continuer à adhérer. L’accord devrait également préserver le rôle de la Cour de justice européenne.

Ces mesures ne sont toutefois pas compatibles avec les « lignes rouges » du gouvernement britannique, qui excluent toute possibilité de faire l’objet d’une décision du tribunal luxembourgeois.

Michel Barnier considère les barrières commerciales comme inévitables après le Brexit

A Londres, Michel Barnier a prévenu les Britanniques que les barrières commerciales avec l’UE seraient inévitables si le Royaume-Uni insistait pour quitter l’union douanière. Chaque partie refuse actuellement de céder du terrain.

Les députés ont également approuvé le projet d’accord de retrait publié par la Commission en février et ont soutenu les dispositions transitoires proposées.

Le Parlement n’est pas directement impliqué dans les négociations sur l’article 50, mais les députés européens seront tenus de ratifier tout accord issu des discussions entre les négociateurs européens, dirigés par Michel Barnier, et l’équipe de Theresa May.

Les dirigeants de l’UE se réuniront à Bruxelles le 22 mars pour un sommet de deux jours, qui a longtemps été considéré comme le moment où les dirigeants entameront les discussions sur les relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni et signeront une période de transition de 21 mois. Au cours de cette période, le Royaume-Uni conservera l’accès au marché unique et continuera à apporter des contributions au budget de l’UE jusqu’en décembre 2020.

Cependant, des questions restent en suspens concernant les droits des citoyens pendant la période de transition et la manière d’éviter une « frontière dure » impliquant des contrôles douaniers entre l’Irlande du Nord et la République.

Incertitudes sur la période de transition post-Brexit à Londres

Le cabinet de la Première ministre britannique tente de tempérer les rumeurs selon lesquelles le gouvernement se prépare à rouvrir les discussions sur la durée de la période de transition après le Brexit.

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