Moscovici ne croit pas au Brexit sans accord

Les tractations continuent à Londres, mais le commissaire européen aux Affaire économiques, Pierre Moscovici, est « persuadé » que le Royaume-Uni ne quittera pas l’Union européenne sans accord le 12 avril.

La Première ministre britannique, Theresa May, qui poursuit ses tractations avec l’opposition travailliste, a formellement demandé aux Européens un report de la date du Brexit, actuellement fixée au 12 avril, au 30 juin. Elle a précisé que le départ du Royaume-Uni pourrait intervenir plus tôt, si l’accord de retrait était ratifié par le parlement.

Ce délai supplémentaire doit lui permettre de convaincre la Chambre des communes d’approuver l’accord de retrait négocié par Londres et Bruxelles. « Le Royaume-Uni propose que cette période s’achève le 30 juin 2019 », a écrit la dirigeante dans son courrier.

Au cours du week-end, la Première ministre britannique a réitéré sa volonté de quitter l’UE le plus rapidement possible. Elle a également observé que l’alternative était désormais claire pour le Royaume-Uni: sortir de l’Union européenne avec un accord ou ne pas quitter le bloc du tout.

Quant à un nouveau report de la date du Brexit, la décision appartient aux chefs d’État et de gouvernement des 27, qui se réuniront le 10 avril en sommet extraordinaire à Bruxelles.

La Chambre des communes vote un nouveau report du Brexit

Incapables de trouver un accord, les députés britanniques ont voté pour un deuxième report du Brexit. Gouvernement et opposition tentent de nouvelles négociations pour éviter une sortie de l’UE sans accord le 12 avril.

Pourtant, invité sur franceinfo, le commissaire européen aux Affaire économiques, Pierre Moscovici, s’est dit « persuadé » que le Royaume-Uni ne quittera pas l’Union européenne sans accord de retrait le 12 avril, avant de tempérer ses propos.

« Je ne suis pas là pour donner une atmosphère catastrophiste, je suis persuadé que le ‘no-deal’ n’interviendra pas le 12 avril », dit dans un premier temps l’ex-ministre français de l’Économie et des Finances.

Prié de préciser ses propos, le commissaire invoque une simple « intuition »: « J’ai parlé trop vite. Je vais corriger: je crois, j’espère qu’il n’y aura pas de sortie désordonnée », rectifie-t-il, avançant deux raisons: un Brexit sans accord serait « vraiment la plus mauvaise des solutions » et « n’est souhaité ni du côté européen, ni du côté britannique ».

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