Un accord sur le Brexit doit être trouvé d’ici octobre selon le Royaume-Uni

Dominic Raab et Michel Barnier [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

L’accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE est « à portée de main » selon le ministre britannique en charge du Brexit, Dominic Raab. Qui prévoit de le présenter lors du conseil européen du 18 octobre.

L’annonce est survenue lors de discussions à Bruxelles entre Dominic Raab et son homologue européen, Michel Barnier. « Nous nous engageons à conclure un accord d’ici le sommet européen d’octobre », a déclaré le ministre britannique en charge du Brexit.

Il a toutefois refusé de se prononcer sur la probabilité de conclure un accord à ce moment. « Je suis un négociateur, pas un parieur », a-t-il commenté.

À la question de savoir si octobre était une date butoir réaliste pour atteindre un accord, Michel Barnier a ajouté : « je suis déterminé, nous allons trouver un accord pour un retrait ordonné, ce qui sera bien mieux que le contraire et Dominic et moi pensons qu’il est possible de trouver un terrain d’entente en octobre. »

Les négociateurs du Brexit promettent d'accélerer la cadence

Les négociateurs européen et britannique ont promis d’accélérer les discussions pour éviter un Brexit sans accord. Ils n’ont plus que deux mois pour s’accorder sur un texte.

 

Dominic Raab a annoncé que des progrès avaient été réalisés dans un certain nombre de domaines comme la protection des données ou le futur des relations, mais a souligné le fait que les négociations de cette semaine s’étaient principalement centrées sur la sécurité partagée entre le Royaume-Uni et l’UE. « Nous voulons maintenir le niveau de coopération le plus élevé possible », a déclaré Dominic Raab. « La sécurité de l’Europe est la sécurité du Royaume-Uni. »

En ce qui concerne le sujet épineux de la frontière irlandaise, Michel Barnier a envoyé un message clair au Royaume-Uni. « Nous avons besoin d’une solution de secours légalement fonctionnel dans l’accord de secours. C’est urgent », a-t-il martelé. Pour l’UE, la solution « backstop », ou de secours, reviendrait à inclure l’Irlande du Nord dans l’espace économique européen, pour éviter une frontière physique avec l’UE.

« J’ai demandé à Dominic et à son équipe de nous donner un certain nombre de données : où et comment les contrôles nécessaires auront lieu. La solution de secours est essentielle. Sans filet de sécurité, il n’y a pas d’accord. »

Ces annonces ont été faites alors que Michel Barnier revenait de Berlin, où il a rencontré le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas pour discuter d’un partenariat post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’UE.

Le Brexit est-il encore réversible ?

Les négociations sur les termes de la sortie britannique de l’Union européenne avancent et le scénario du No Deal (sortie « nette », sans accord sur la relation future entre Londres et l’Union) fait l’objet de débats intenses à Londres et à Bruxelles. À l’inverse, peut-on alors imaginer que les Britanniques fassent demi-tour ?

Michel Barnier a rappelé que l’UE ne ferait pas de compromis sur les quatre piliers de son marché unique – la liberté de circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux – pour pouvoir façonner une nouvelle relation avec le Royaume-Uni après le divorce.

La question de la frontière irlandaise est la plus urgente et elle doit encore être réglée. D’autres dossiers, comme les indications géographiques (comment l’UE peut maintenir des normes et protéger ses produits régionaux), les questions judiciaires, et le stockage des données des citoyens européens au Royaume-Uni.

Les discussions sont en cours, et le Brexit sera surement un point à débattre lors d’une réunion informelle de dirigeants européens à Salzbourg le 20 septembre.

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