Renew, le petit-frère britannique anti-Brexit d’ « En Marche ! »

Sandra Khadouri, coprésidente du parti politique Renew, lors de la présentation du parti à Londres, le 19 février 2018. [Neil Hall/EFE]

Renew, le nouveau parti britannique « anti-Brexit » veut redonner de l’optimisme au pays et milite contre sa sortie de l’Union européenne. Un article d’EuroEfe.

James Clark, James Torrance et Sandra Khadhouri sont à l’origine de Renew, ce nouveau parti britannique contre le Brexit qui est né après les élections législatives de 2017. Le 19 février, ils se sont rendus à Londres pour expliquer les raisons qui les ont poussés à créer ce nouveau parti ainsi que les valeurs et les objectifs de celui-ci.

« Après les élections de 2017, nous avons réalisé que la seule façon de s’attaquer aux problèmes qui touchent le Royaume-Uni était de créer un nouveau parti », a déclaré James Clarke.

James Clarke, qui s’est présenté comme candidat pro-européen indépendant aux élections générales qui ont vu la conservatrice Theresa May sortir victorieuse sans pour autant obtenir la majorité absolue, insiste sur la raison d’être du parti Renew. « C’est un parti qui offre une nouvelle vision du pays et veut être l’alternative pour les citoyens qui se sentent orphelins dans le paysage politique actuel. »

Pour James Torrance, le cofondateur du parti, Renew n’est pas un groupe conçu pour « obtenir quelques sièges au Parlement ou avoir une longue carrière politique », mais bien pour « changer le pays pour le mieux ».

« Nous voulons un pays avec des opportunités pour tous, accessibles à tous, indépendamment de votre lieu de naissance ou de vos parents », a-t-il déclaré.

En quelques mois d’existence, la formation qui se considère comme « centriste », a réussi à recruter plus de 1000 sympathisants et a reçu 450 candidatures de personnes souhaitant devenir députés, venant de chaque coin du pays et exerçant tout type de profession.

Édimbourg, Belfast et Cardiff se crispent sur le Brexit

Londres pourrait attribuer davantage de compétences aux gouvernements décentralisés, afin de sortir de l’impasse l’opposant à Édimbourg, Belfast et Cardiff sur le Brexit.

Un objectif : empêcher le Brexit

L’objectif de Renew, comme l’expliquent ses fondateurs, est de recruter 650 candidats, issus de la société civile, afin que le parti puisse se présenter dans chaque circonscription parlementaire et faire campagne pour que les députés actuels votent contre l’accord final du Brexit.

David Davis, le ministre britannique à la sortie de l’Union européenne, a annoncé en novembre que le Parlement britannique se prononcerait sur l’accord de retrait de l’Union conclu par Theresa May et les 27 autres États membres.

Renew souhaite que l’accord soit rejeté par le Parlement et, par conséquent, appelle les parlementaires élus à ne pas « agir lâchement » et « à penser à l’intérêt de la nation ».

Selon Sandra Khadouri, la coprésidente du parti, si l’accord est rejeté par Westminster, le gouvernement devra « prendre une décision : convoquer de nouvelles élections générales, organiser un nouveau référendum ou renégocier les conditions de retrait ».

Elle déplore les conséquences que le Brexit aurait sur le Royaume-Uni et plaide pour que le pays continue à faire partie de l’UE et qu’il « règle les problèmes directement de l’intérieur ».

Il n’est pas encore trop tard

« Il n’est pas encore trop tard, nous pouvons encore faire marche arrière maintenant que nous en savons plus sur les conséquences du Brexit », a déclaré Sandra Khadouri, qui explique que de nombreux partisans du Brexit lui ont avoué leur repentir car ils n’avaient « aucune idée » que les négociations de retrait seraient « si complexes et si néfastes » pour le pays.

« Nous nous rendons compte de tous les avantages attachés au statut d’État membre de l’UE au fur et à mesure que nous les perdons », déplore-t-elle, tout en soulignant que Renew est la solution au problème. « Nous souhaitons redonner de l’optimisme et des opportunités au Royaume-Uni, nous voulons créer quelque chose de positif. »

Le parti part pour une tournée du Royaume-Uni, lors de laquelle seront organisés des réunions publiques, des visites dans des universités et des formations pour les candidats.

Selon James Torrance, les représentants politiques doivent faire preuve de « courage », ils ne doivent pas avoir peur de défendre leurs valeurs et doivent militer pour une société égalitaire.

Brexit : Londres accuse l’UE de « mauvaise foi »

Le projet de sanctions de l’UE pour encadrer la période de transition après le Brexit est « peu judicieux » et « de mauvaise foi », a dénoncé jeudi à Londres le ministre britannique chargé du Brexit David Davis, dans une déclaration à la virulence inhabituelle.

Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer