L’Écosse veut pouvoir accueillir plus de migrants

La question écossaise sera l’élément clé de l’année 2021 pour les Britanniques. La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, est déterminée à mener l’Écosse à l'indépendance, car le pays n'a pas digéré l'abandon de l'UE « imposé » par les Anglais. [Andy Rain/EPA]

L’Écosse réclame des pouvoirs supplémentaires en matière migratoire, alors que les négociations du Brexit commencent. La région, dont l’évolution démographique diffère du reste du pays, a besoin l’immigration pour soutenir les services publics et l’économie.

Le gouvernement écossais prévoit que 90 % de la croissance démographique dans la région au cours des dix années à venir proviendra de l’immigration nette, aussi bien nationale qu’internationale. Ainsi, d’après la chambre de commerce écossaise, le faible taux de croissance démographique justifie la nécessité pour l’Écosse de bénéficier d’un système d’immigration différent de celui du reste du Royaume-Uni.

Une croissance démographique vitale

Par ailleurs, d’après un sondage publié par ScotCen cette semaine, 61 % des Écossais veulent que la liberté de circulation reste en vigueur afin de protéger la place du pays dans le marché unique.

« La croissance démographique est vitale pour la santé économique de l’Écosse et le maintien de ses services publics, mais le gouvernement britannique est déterminé à fermer les portes aux travailleurs desquels dépend notre économie », a déclaré Stuart McMillan, du Parti national écossais (SNP).

« Pendant la campagne pour le Brexit, on a fait croire aux Écossais qu’ils obtiendraient plus de pouvoir en matière d’immigration, mais cette promesse n’a pas été tenue », a-t-il ajouté.

Le gouvernement écossais a annoncé le mois dernier son intention d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance avant la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE, trois ans après un autre référendum à l’issue duquel les Écossais avaient voté contre une séparation de la Grande-Bretagne.

L’Écosse s’achemine vers un nouveau référendum à la veille du Brexit

Alors que Londres doit déclencher la procédure du Brexit le 29 mars, les députés écossais vont donner leur feu vert à un nouveau référendum d’indépendance en Écosse, susceptible de dynamiter le Royaume-Uni.

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, qui a longtemps averti que l’Écosse n’accepterait aucun divorce avec l’UE, a réaffirmé sa position le 13 mars.

La semaine dernière, Theresa May a quant à elle invité l’Écosse à ne pas organiser de nouveau référendum, lors d’une réunion avec Nicola Sturgeon. Elle a accusé le SNP de « nationalisme séparatiste et obsessif » et a défendu « l’union extrêmement précieuse » de l’Angleterre, de l’Écosse, de l’Irlande du Nord et du pays de Galles.

« Les sondages montrent clairement que les Écossais soutiennent la liberté de circulation dont nous bénéficions en tant que membre du marché unique. C’est une autre raison pour laquelle l’Écosse a besoin de pouvoir déterminer son propre avenir, et pourquoi ses habitants doivent pouvoir avoir le choix entre le Brexit et l’indépendance », a ajouté Stuart McMillan.

Dans une interview avec le partenaire d’Euractiv, Gazeta Wyborcza, Alasdair Allan, ministre écossais du Développement international et de l’Europe, a indiqué que l’Écosse se porterait mieux sans la Grande-Bretagne.

L’indépendance de l’Écosse progresse dans les sondages

Alors que le début des négociations du Brexit approche, près de la moitié des Écossais souhaitent quitter le Royaume-Uni, selon un sondage publié le 8 février.

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