Seuls 1 % des chefs d’entreprise britanniques penchent pour le « Brexit »

Sir Stuart Rose (centre): la sortie du Royaume-Uni de l'UE serait "une erreur" [EG Focus/Flickr]

Quasiment tous les patrons des grandes entreprises du Royaume-Uni pensent que leur pays devrait rester dans l’Union européenne.

Une enquête réalisée par la société de recherche Ipos-Mori montre que seulement 1 % des patrons interrogés souhaite une sortie du Royaume-Uni de l’UE, aussi appelée « Brexit », contre 45 % qui se disent satisfaits de la situation actuelle. Un autre 45 % des personnes interrogées voudraient que la relation avec l’UE soit soumise à certains changements.

Selon l’enquête, le libre-échange avec d’autres pays de l’UE est perçu comme le plus grand avantage de l’union. Un patronsur trois considère en outre que la liberté de circulation et l’absence de restrictions en matière de visa entre les frontières facilite le recrutement.

La facilité du commerce transfrontalier est vue comme le plus grand avantage à l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE (46 %), suivie de près par l’accès aux consommateurs européens (41 %) et l’appartenance au marché unique (40 %).

Le nombre de réglementations (52 %) et les changements apportés à ces réglementations (55 %) sont considérés comme les plus grands inconvénients à l’adhésion à l’UE. En effet, pour 79 % des patrons interrogés, les règles dictées par l’UE et le Royaume-Uni nuisent à l’économie britannique.

Un peu moins de la moitié (46 %) estime que les perspectives économiques de l’UE sont inquiétantes pour leurs affaires.

Le changement le plus demandé vis-à-vis de la charge de réglementations concerne la simplification de la législation en matière d’emploi (24 %), bien que ce ne soit pas une compétence de l’UE. D’autres suggestions ont été faites, telles que l’harmonisation des réglementations entre l’UE et le Royaume-Uni (11 %), la réduction des niveaux de réglementations généraux (8 %) et la réglementation fiscale (7 %).

L’UE est mieux vue par les chefs d’entreprise que par l’opinion publique britannique, dont 17 % veulent sortir de l’UE selon le sondage. L’idée d’une plus grande intégration européenne est rejetée par 14 % des Britanniques et 5 % seulement des chefs d’entreprise souhaitent se rapprocher davantage de l’UE. Le mois dernier, le président de Goldman Sachs déclarait que le Royaume-Uni « devait » rester dans l’UE, et cette semaine, Sir Stuart Rose, le directeur du supermarché en ligne Ocado, qui a dirigé Marks and Spencer’s pendant sept ans, a assuré que le départ du Royaume-Uni de l’UE serait « une erreur ».

>> Lire : Goldman Sachs met en garde contre les conséquences du «Brexit» pour la City

« Je crois que quitter l’UE serait une erreur de notre part […] mais il est parfaitement légitime, et c’est ce qui est en train de se passer, de vouloir renégocier les termes de notre adhésion », a estimé Sir Stuart Rose lors d’un débat à la Conférence MetaPack sur la distribution. « Serais-je mécontent si nous sortions de l’UE ? La réponse est oui. Est-ce que ça porterait préjudice au Royaume-Uni ? Encore une fois, oui ».

L’enquête d’Ipsos Mori a été réalisée auprès de 108 directeurs généraux et présidents des 500 plus grandes entreprises du Royaume-Uni.

Le premier ministre, David Cameron, a promis aux Britanniques d’organiser un référendum sur l'adhésion du Royaume-Uni à l’UE s’il remporte les prochaines élections, prévues en 2015.

Tous les partis politiques britanniques soutiennent désormais un référendum, sous une forme ou un autre.

>> Lire : La moitié des Britanniques voteraient pour une sortie de l’UE

  • 7 mai 2015 : Élections législatives au Royaume-Uni
  • 2017 : Date promise par David Cameron pour la tenue du référendum.

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