Sturgeon réclame un référendum d’indépendance une fois éclairci le Brexit

Nicola Sturgeon

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a affirmé qu’un nouveau référendum d’indépendance pourrait se dérouler une fois éclaircies les conditions du Brexit.

« L’Écosse doit pouvoir choisir son avenir, choisir de suivre le Royaume-Uni sur le chemin du Brexit ou de devenir indépendante », a-t-elle déclaré devant des centaines de partisans, réunis à Perth (centre de l’Écosse) à l’occasion de la présentation du programme du Parti national écossais (SNP) pour les législatives du 8 juin.

Après un premier échec lors du référendum sur l’indépendance de l’Écosse en 2014, elle a réaffirmé sa volonté d’organiser un nouveau scrutin entre l’automne 2018 et le printemps 2019. Le vote pourrait pourtant se tenir plus tard si les conséquences de la sortie de l’Union européenne ne sont pas suffisamment « claires », a-t-elle ajouté.

Theresa May persiste sur la ligne d'un Brexit dur

Theresa May a répété qu’elle préférait une absence d’accord à un mauvais accord sur le Brexit. Une position qui fragilise la Première Ministre avant les élections législatives.

« L’essentiel pour moi est que les gens puissent faire leur choix sur l’avenir de notre pays en toute connaissance de cause », assure la Première ministre.

Le plus récent sondage Yougov effectué auprès de 1 032 personnes le 18 mai indique que seuls 39% des Écossais sont favorables à l’indépendance.

En mars, arguant des négociations à venir pour le Brexit, la Première ministre conservatrice, Theresa May, avait refusé d’autoriser l’organisation d’un référendum, jugeant que ce n’était « pas le bon moment » pour la tenue d’un référendum d’indépendance, auquel s’opposent à la fois son parti et l’opposition travailliste.

Inquiétudes sur le marchandage post-Brexit des droits des citoyens

Les négociateurs du Brexit devront mener des discussions « extrêmement complexes » sur les droits des citoyens européens au Royaume-Uni et des Britanniques expatriés dans l’UE.

Les négociations avec l’UE doivent s’ouvrir après les élections du 8 juin et s’achever fin mars 2019, soit deux ans maximum après le lancement du processus par Theresa May.

Si le SNP obtient la majorité des sièges réservés à l’Écosse au parlement de Westminster, « toute tentative de la part des Tories pour empêcher l’Écosse d’exprimer son choix (…) serait démocratiquement insoutenable », a souligné Nicola Sturgeon.

Elle a réitéré sa volonté de participer aux négociations du Brexit « afin de maintenir l’Écosse dans le marché unique » européen, une hypothèse exclue par Theresa May, puisqu’elle veut reprendre le contrôle de l’immigration.

Lors du référendum du 23 juin 2016, l’Écosse avait voté à 62% contre le Brexit, adopté par près de 52% des électeurs britanniques.

Le Parlement impose ses lignes rouges dans les négociations du Brexit

Accès au marché unique, frontière, droit des citoyens européens au Royaume-Uni et facture de sortie, les eurodéputés ont adopté leur feuille de route sur le Brexit, qui augure des négociations musclées avec le Royaume-Uni.

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