Sommet de crise après le troisième rejet de l’accord du Brexit

[Photo: Alexandros Michailidis / Shutterstock]

À la suite du troisième rejet de l’accord de retrait du Brexit, le président du Conseil, Donald Tusk, a déclaré que l’UE convoquerait un sommet de crise le 10 avril.

Theresa May a soumis pour la troisième fois son accord de retrait au parlement britannique. La Première ministre avait qualifié ce vote de « dernière chance pour le Brexit » et conjuré « de tout son cœur » les parlementaires de soutenir l’accord. Si le nombre de votes négatifs était inférieur aux résultats précédents, cette troisième tentative s’est tout de même avérée être un échec pour la Première ministre qui n’est pas parvenue à convaincre les membres de son propre parti ni certains membres de l’opposition. L’incertitude est désormais la seule certitude.

Lors d’une réunion du parti conservateur le 27 mars, Theresa May avait proposé de démissionner si les membres du parti acceptaient l’accord de retrait. Boris Johnson et Dominic Raab, deux partisans du camp « Leave » qui pourraient succéder à Theresa May, comptaient parmi les 40 députés conservateurs à avoir changé d’avis sur la question de l’accord de retrait, de peur que le Brexit soit un échec.

Jeremy Corbyn et Ian Blackford, présidents respectifs du parti travailliste (Labour) et du Parti national écossais ont tous deux appelé la Première ministre à convoquer des élections si elle refusait de modifier l’accord. À la suite du résultat du vote, le président du Conseil, Donald Tusk, a appelé à la convocation d’un sommet européen d’urgence le 10 avril.

Rappelant qu’elle continuerait « à se battre pour un Brexit ordonné », Theresa May semble prête à demander un nouveau report et à n’accepter en aucun cas que son pays sombre dans un catastrophique Brexit sans accord. Celle-ci a également déclaré qu’il était très probable que le pays doive participer aux élections européennes en cas de report.

« Je crains que nous ayons atteint les limites de cette Chambre », a exprimé la Première ministre qui semblait jusque-là exclure la possibilité de convoquer de nouvelles élections.

Après avoir examiné toutes les alternatives à l’accord de retrait, les députés britanniques doivent à présent classer les différentes options par ordre de préférence et faire une proposition qui recueillera la majorité. Le parti Labour a menacé de déposer une deuxième motion de censure contre le gouvernement conservateur de Theresa May.

Alors que les députés britanniques demandaient une sortie de l’UE le 12 avril selon les termes de l’OMC, des dizaines de milliers de partisans du Brexit ont manifesté vers Westminster, encadrés par les forces de police et la sécurité.  Certains d’entre eux ont proféré des menaces de mort à l’égard des députés britanniques qu’ils ont accusé de trahir les résultats du référendum de 2016. Les manifestants ont également appelé à la démission de Theresa May et à la tenue de nouvelles élections si le gouvernement ne parvenait pas à sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne.

L'accord du Brexit rejeté pour la troisième fois

Les députés britanniques ont à nouveau rejeté l’accord de retrait, malgré la proposition de démission de la Première ministre Theresa May.

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