Londres espère protéger la libre-circulation entre Gibraltar et l’Espagne

Mariano Rajoy et Simon Manley [Angel Diaz/ EPA]

L’ambassadeur du Royaume-Uni en Espagne, Simon Manley, assure que les droits des citoyens sont la priorité dans la négociation du Brexit et que les pays travaillent ensemble pour garantir la liberté de circulation avec Gibraltar. Un article de notre partenaire Euroefe.

L’ambassadeur du Royaume-Uni en Espagne a affirmé vouloir maintenir « un passage fluide » entre l’Espagne et le Rocher, dans une interview accordée à l’agence espagnole EFE le jour de la notification officielle de la décision britannique d’abandonner l’UE,

Interrogé sur les répercussions du Brexit sur Gibraltar, l’ambassadeur a voulu dissiper les craintes des Britanniques résidents en Espagne et des Espagnols qui vivent et travaillent au Royaume-Uni.

« Pour le moment, il n’y a aucun changement », a affirmé Simon Manley, tout en ajoutant : « Il est très important que nous fassions passer les citoyens en premier. »

« Le peuple gibraltarien a refusé l’idée d’une souveraineté conjointe, mais nous devons garantir un passage fluide pour les milliers de personnes qui travaillent chaque jour à Gibraltar », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « nous voulons nous assurer que l’économie et la société gibraltariennes continuent de prospérer ».

Le diplomate britannique a aussi assuré que Londres souhaitait un « accord ferme et spécial avec l’UE, le plus tôt possible, et qui affecte le moins possible les entreprises et le commerce ».

Il a rappelé que la relation commerciale entre le Royaume-Uni et l’Espagne « pesait plus de 46 milliards d’euros chaque année » et que 700 entreprises britanniques avaient investi en Espagne.

Simon Manley a ajouté qu’environ 400 entreprises espagnoles étaient présentes au Royaume-Uni. « Nous devons faire en sorte que le commerce soit le plus libre possible », a-t-il souligné.

Pour l’ambassadeur britannique, « il est impossible de faire marche arrière sur le Brexit », maintenant que la Première ministre, Theresa May, a communiqué aux partenaires européens l’activation de l’article 50 qui fixe un délai de deux ans pour négocier la sortie.

Avenir incertain pour l’Écosse, l’Irlande du Nord et Gibraltar

L’Écosse, l’Irlande du Nord et Gibraltar, trois parties intégrantes du Royaume-Uni, ont voté pour rester dans l’UE et vont maintenant devoir faire face aux demandes de référendum sur leur avenir.

Il a néanmoins expliqué que « le peuple britannique [avait] voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, mais pas de la sortie de l’Europe ».

« Le monde a besoin de nos valeurs européennes de liberté, de démocratie et de droits humains. Elles sont plus importantes que jamais. Nous voulons parvenir à un bon accord avec nos amis et alliés européens et rester soudés dans les années à venir », a-t-il commenté.

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