Le Royaume Uni serait le premier pénalisé en l’absence d’accord commercial

epa08078870 European Commission President Ursula von der Leyen delivers her speech at a debate at the European Parliament in Strasbourg, France, 18 December 2019. The European Parliament is in plenary session from 16 to 19 December 2019. EPA-EFE/PATRICK SEEGER [EPA-EFE/PATRICK SEEGER]

Selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Royaume Uni serait le premier pénalisé si Londres ne parvenait pas à finaliser un accord commercial avec l’UE d’ici à décembre 2020.

S’adressant aux eurodéputés du Parlement européen mercredi 18 décembre, Ursula von der Leyen a admis que « « le calendrier sera[it] des plus serrés », ajoutant que « si nous échouons à conclure un accord d’ici à la fin 2020, nous serons confrontés à une situation désastreuse. »

« Un cas d’échec, nos intérêts seraient mis à mal, mais c’est le Royaume Uni qui en pâtirait le plus », a-t-elle déclaré.

Après être sorti grand vainqueur des élections législatives du 12 décembre, Le Premier ministre Boris Johnson devrait présenter une nouvelle fois son accord de retrait devant les législateurs britanniques ce vendredi 20 décembre. Ce dernier fera l’objet des négociations et un premier vote et dans le but d’être ratifié d’ici à la mi-janvier.

Néanmoins, le Conservateur a également remis la possibilité d’un Brexit « dur » sur la table, après avoir promis d’inscrire la date butoir de décembre 2020 dans la loi, écartant ainsi l’hypothèse d’une extension de la période de transition.

Dès que le Royaume-Uni quittera l’UE en janvier, les négociations officielles pour un nouvel accord commercial débuteront. Et Ursula von der Leyen a annoncé aux eurodéputés que la Commission serait prête à proposer un mandat de négociations aux leaders nationaux le 1er février.

Toutefois,  cette décision laisserait seulement 11 mois aux parties concernées pour finaliser et ratifier un nouveau pacte, un délai beaucoup plus court que celui généralement nécessaire pour établir un accord commercial.

La solution la plus probable semblerait donc être la conclusion d’un accord « épuré » couvrant les droits de douanes et les quotas entre l’UE et le Royaume-Uni et qui serait renforcé au fil des années.

Le parti Conservateur de Boris Johnson a indiqué qu’il souhaitait fonder les futures relations britannico-européennes sur un accord semblable à celui qui a été conclu entre l’UE et le Canada.

« Ce n’est pas la fin de quelque chose, mais le début de nouvelles relations entre voisins et je souhaite que nous entretenions des liens étroits avec Londres », a précisé la présidente de la Commission.

Entre-temps, le président du groupe de pilotage du Parlement européen sur le Brexit, Guy Verhofstadt, a signalé que les eurodéputés torpilleraient peut-être l’accord de retrait si le gouvernement britannique n’offrait pas des garanties supplémentaires concernant le respect des droits des citoyens européens résidents au Royaume-Uni.

« Tout le monde suppose que le Parlement européen approuvera automatiquement l’accord. Mais ce ne sera pas le cas si les problèmes relatifs aux droits des citoyens persistent », a souligné M. Verhoftstadt, ajoutant qu’« il est hors de question que les citoyens deviennent des victimes du Brexit ».

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