Un eurodéputé souhaite que la Chine investisse dans les PME européennes [FR]

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Cet article fait partie de l'édition spéciale European Business Summit.

Gay Mitchell, eurodéputé irlandais (PPE-DE), a appelé la Banque européenne d’investissement (BEI) à convaincre la Chine d’investir des milliards d’euros dans la banque. La Chine pourrait ensuite être remboursée par le biais de droits de douane supplémentaires découlant de l’augmentation du commerce.

Gay Mitchell, rapporteur du Parlement européen sur un rapport conjoint concernant la BEI et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a indiqué qu’une telle décision pourrait réduire la pression exercée sur les Etats membres qui peinent à se conformer aux termes du pacte de stabilité et de croissance en raison de l’augmentation du taux des prêts. 

Présentant son rapport aujourd’hui (24 mars) à Strasbourg, il a appelé à la mise en œuvre d’un « plan Marshall » pour aider à promouvoir les PME. Il a ajouté que la BEI était bien placée pour relancer l’économie en débloquant des fonds pour les petites entreprises. 

L’Europe doit, selon M. Mitchell, penser en termes de plan Marshall, qui a si bien fonctionné après la Seconde Guerre mondiale. Si la BEI arrive à convaincre, par exemple, la Chine, d’investir dans la Banque, elle pourrait utiliser de telles ressources pour participer à la relance de l’économie, a ajouté l’eurodéputé. 

Cet investissement pourrait être remboursé en engageant à cette fin une partie des droits de douanes supplémentaires, encaissés par l’UE, découlant du commerce extérieur renouvelé ainsi que de certaines des nouvelles recettes provenant de la TVA, a indiqué M. Mitchell. 

Il a précisé que l’investissement exogène européen en Chine s’élevait à 7,1 milliards d’euros en 2007, alors que l’investissement exogène chinois dans l’UE ne représentait que 0,6 milliards d’euros. L’augmentation du commerce bénéficierait à la Chine comme à l’UE, a-t-il ajouté. 

M. Mitchell a salué la décision de la BEI d’encourager les prêts aux PME, qui selon lui aideraient les Etats membres à sortir de la crise financière, mettant en avant les 310 millions d’euros que les entreprises irlandaises peuvent désormais emprunter à un taux d’intérêt faible. 

C’est la première fois que le Parlement européen prépare un rapport annuel conjoint sur les deux banques. Il s’agit également de la première fois que les présidents de la BEI et de la BERD seront tous les deux présents à la session plénière du Parlement. 

Il est important que nous examinions la BEI et la BERD dans le même temps pour garantir une meilleure coopération et pour supprimer le chevauchement entre les deux institutions, a indiqué M. Mitchell. Les deux banques devraient s’assurer qu’il y ait une synergie maximale dans le cadre de la préparation et de l’aide à la relance économique, selon l’eurodéputé. 

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