Verhofstadt fustige la proposition de May pour les citoyens européens

Guy Verhofstadt [European Parliament]

Le négociateur du Brexit du Parlement européen, Guy Verhofstadt, estime que l’offre de Theresa May est insuffisante pour les citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Un article d’Euroefe.

Dans une lettre conjointe envoyée à plusieurs journaux, Guy Verhofstadt et les dirigeants de quatre autres groupes du Parlement européen soutiennent que la récente proposition de la Première ministre britannique, Theresa May, n’offre pas assez de droits aux Européens qui vivent au Royaume-Uni.

Lors du sommet européen de juin dernier, Theresa May a annoncé que les trois millions de citoyens européens qui vivent au Royaume-Uni pourraient continuer à y résider après le Brexit, prévu pour mars 2019, tant qu’ils démontrent qu’ils y ont vécu légalement durant cinq ans. Elle a toutefois conditionné sa proposition à une mesure similaire pour les Britanniques résidant dans d’autres pays européens.

Selon la Première ministre, les citoyens européens pourront continuer à avoir accès à la santé, l’éducation et à d’autres avantages.

La proposition de May sur les droits des citoyens accueillie avec prudence

Angela Merkel a donné une réponse circonspecte à la proposition de la Première ministre britannique, Theresa May, sur la protection des droits des citoyens européens après le Brexit,. Il s’agit d’un des sujets les plus sensibles des négociations.

Le négociateur du Parlement européen et les autres signataires – Manfred Weber (PPE), Gianni Pittella (ALDE), Gabi Zimmer (GUE/NGL), Ska Keller et Phillippe Lamberts (Verts/ALE) – ont toutefois assuré dans leur lettre qu’ils ne soutiendraient aucun accord qui élimine les droits déjà acquis par les Européens. Le Parlement doit donner son feu vert à l’accord final pour le Brexit.

Incertitude

Selon ces eurodéputés, la proposition de gouvernement May n’est pas suffisante, car elle crée plus de bureaucratie et toujours plus d’incertitude pour des millions d’Européens.

« La cause réelle de notre inquiétude est la perpétuelle incertitude. Cette proposition laisse beaucoup de questions en suspens. Les étudiants européens devront-ils payer davantage ? Les médecins pourront-ils continuer à avoir une équivalence de leurs qualifications au Royaume-Uni ? », se demandent par exemple les signataires de la lettre.

Les eurodéputés espèrent que ces négociations déboucheront sur un accord « ambitieux et progressiste » et qu’elles seront terminées au 30 mars 2019, puisque « nous ne soutiendrons aucune prolongation au-delà de cette date limite ».

Le Royaume-Uni est censé sortir de l’UE en mars 2019, soit deux ans après l’invocation de l’article 50 du traité de Lisbonne par Theresa May.

La droite européenne envisage une négociation à rallonge pour le Brexit

Exclusif. Étant donné la complexité des négociations du Brexit, la prolongation d’un an des négociations ne devrait pas être exclue, selon le porte-parole du Parti populaire européen (PPE).