L’inquiétude plane sur la recherche britannique après le Brexit

Sans les structures européennes de recherches et d'essais cliniques, la situation de la recherche et de l'accès aux traitements sera plus difficile au Royaume-Uni.

Pour le secteur britannique des sciences du vivant, il est « vital » de continuer à participer aux essais cliniques et au programme de recherche Horizon 2020 européens.

Un rapport publié par la commission santé du parlement britannique appelle les négociateurs européens et britanniques à harmoniser leurs législations sur les médicaments et les soins de santé.

« Pour minimiser l’impact négatif sur leurs citoyens, le Royaume-Uni et les 27 devraient chercher à assurer une harmonisation réglementaire durant le prochain cycle de négociation du Brexit », estime la présidente de la commission, Sarah Wollaston, députée et médecin. « Sans cela, l’idéologie l’emporterait sur l’intérêt des patients. »

Le 23 mars, les dirigeants européens devraient donner leur feu vert à une période de transition qui commencera au moment de la sortie officielle du Royaume-Uni de l’UE, fin mars 2019. Les discussions sur l’avenir des relations, notamment commerciales, entre les deux camps pourront alors commencer.

L’industrie pharmaceutique et des sciences humaines a toutefois prévenu que le Brexit pourrait entrainer des attentes prolongées pour les patients britanniques qui doivent avoir accès à de nouveaux médicaments et traitements. Les responsables du secteur s’inquiètent d’une facture de millions d’euros, qu’un accord soit conclu ou non.

Le Brexit pose déjà problème au système de santé britannique

Allongement de l’attente, pénurie d’employés, retard dans l’approbation de nouveaux médicaments : le Brexit entraîne déjà une série de problèmes pour les soins des Britanniques.

« Il est vital que le secteur des sciences du vivant britanniques puisse continuer à participer aux essais cliniques européens. Si le Royaume-Uni n’adopte pas les nouvelles règles sur les essais cliniques et perd son accès aux structures européennes soutenant ces essais, des difficultés émergeront à la fois pour les patients et pour le secteur de la recherche », fait remarquer le rapport de la commission parlementaire.

Ses auteurs ajoutent que Londres « devrait continuer à participer aux financements de la recherche et du développement et des mécanismes de recherche tels qu’Horizon 2020 après sa sortie de l’UE, si possible dans les conditions qui s’appliquent aujourd’hui ». Cela impliquerait de continuer à contribuer au budget européen.

Lors d’un discours en février, Theresa May, la Première ministre britannique, a sous-entendu que le Royaume-Uni essaierait de rester dans plusieurs agences réglementaires européennes, donc l’Agence européenne des médicaments (AEM), qui quitte ses quartiers londoniens pour Amsterdam l’an prochain.

Aucun pays non membre du marché unique ne participe à ce jour aux agences européennes. Pour l’instant l’AEM ne semble pas vouloir intégrer le Royaume-Uni post-Brexit.

Londres veut protéger la libre-circulation des chercheurs après le Brexit

Le contrôle de l’immigration dans l’UE a joué un rôle capital dans le vote pour le Brexit. Le gouvernement britannique veut protéger la libre circulation des chercheurs qui sont cruciaux pour le secteur des sciences de la vie.

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