« Nous sommes européens » assure Boris Johnson

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a adopté un ton conciliant envers l’UE lors de la conférence du parti conservateur à Manchester, le 2 octobre, où il a présenté sa nouvelle alternative au backstop irlandais.

Lors de la conférence du parti conversateur à Manchester le mercredi 2 octobre, Boris Johnson a appelé à un « nouveau partenariat positif » entre l’UE et le Royaume-Uni et a insisté sur le fait qu’il continuerait à « travailler pour conclure un accord avec nos amis de l’UE ».

Son discours, quoique qu’un peu léger sur le fond, était en grande partie centré sur des messages de campagne, et ce, en vue d’une possible élection générale dans les mois prochains. Le Premier ministre a clamé à l’assemblée que « nous quittons l’UE le 31 octobre, advienne que pourra », et a répété qu’il était prêt à un Brexit sans accord.

Néanmoins, après que les autorités ont annoncé un dernier ultimatum « à prendre ou à laisser » sur le filet de sécurité irlandais, le Premier ministre s’est voulu plus conciliant envers l’UE.

Bilan mi-figue mi-raisin pour son discours : les membres du parti conservateur ont applaudi la promesse de « mener à bien le Brexit », mais sont restés perplexes lorsque Boris Jonhson a martelé que « le parti conservateur n’est pas un parti anti-européen. Le Royaume-Uni n’est pas un pays anti-européen. Nous sommes européens ».

Le "hard Brexit" sera lourd de conséquences

Dans une note de 6 pages, datée du 2 août, le gouvernement britannique évalue les effets dévastateurs à court terme d’une rupture sans accord avec l’Union européenne. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Les nouveaux plans pour remplacer le backstop irlandais, que le Britannique décrit comme « des propositions raisonnables et constructives » et « un compromis que, j’espère, l’UE appréciera » se basent sur la mise en place d’une nouvelle frontière réglementaire entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord pendant quatre ans.

Cette alternative impliquerait de nouveaux contrôles douaniers sur le territoire irlandais, que l’Irlande du Nord quitte l’union douanière de l’UE et sorte du marché unique des marchandises, sauf pour les produits agricoles et industriels.

En 2025, le gouvernement irlandais et l’assemblée élue choisiront ou non de rester dans le marché unique, ce que Boris Johnson décrit comme « un processus de consentement démocratique renouvelable de l’exécutif et de l’assemblée de l’Irlande du Nord ».

« Nous n’avons, en aucun cas, l’intention de mettre en place des contrôles douaniers à et à proximité de la frontière avec l’Irlande du Nord », a-t-il ajouté, avançant que le Londres « respecterait l’accord de paix de 1998. Cependant, si nous ne pouvons pas résoudre ce qui s’avère être un problème plutôt technique, alors l’alternative qu’il nous reste est le Brexit dur ».

Les nouvelles propositions semblent avoir reçu l’aval du Parti unioniste démocrate, mais ont pas été fraichement accueillies par le gouvernement irlandais.

Ces plans, qui devraient être remis en main propre par le sherpa britannique du Brexit, David Frost, ont également reçu une réponse prudente de la Commission européenne.

« Après réception du texte, nous l’analyserons de manière objective. Nous voulons lancer des négociations constructives et efficaces », a déclaré la porte-parole de la commission Mina Andreeva.

Le président de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker, a organisé une conférence téléphonique avec Boris Johnson ce 3 octobre, afin de s’entretenir à ce sujet.

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