Imbroglio autour de la commercialisation d’un vaccin contre le nouveau coronavirus

vaccin [Shutterstock/UDOM PINYO]

La Commission européenne espère obtenir les autorisations de commercialisation du premier vaccin contre le nouveau coronavirus d’ici à novembre, a signalé un représentant européen le 3 septembre. Néanmoins, la date à laquelle il sera livré demeure inconnue.

« Sans danger et efficace », telle est la condition sine qua non de la commercialisation du vaccin avancée par une source européenne officielle proche du dossier.

Les négociations d’achat de vaccins vont bon train entre l’exécutif européen et plusieurs entreprises pharmaceutiques. À ce titre, Bruxelles avait déclaré, pour le compte des 27 États membres, que les gouvernements ne pouvaient pas lancer des procédures commerciales parallèles.

Le bloc a ainsi versé un acompte de 336 millions d’euros à la société britannique AstraZeneca afin de garantir qu’au moins 300 millions soient octroyés à son possible vaccin contre le SARS-CoV-2, a annoncé un porte-parole européen jeudi 27 août.

Si la troisième phase de l’essai clinique du vaccin AstraZeneca est couronnée de succès, l’UE s’attend à recevoir les autorisations à la commercialisation d’ici à novembre.

Le prix du vaccin candidat n’a pas encore été révélé. Plusieurs sources européennes avancent que le bloc négocie actuellement avec plusieurs sociétés pharmaceutiques, et donc qu’une telle information ne peut pas être dévoilée à ce jour.

Par ailleurs, conformément à la réglementation européenne, la responsabilité relative à l’innocuité d’un vaccin incombe exclusivement à son fabricant, à moins que des « effets secondaires cachés » n’apparaissent, non détectés par l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Dès qu’un vaccin sera disponible, Piotr Kramarz, le chef du centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) l’UE mettra en place un système visant à contrôler son efficacité et son innocuité à travers le continent.

« Nous travaillons en collaboration avec l’EMA pour préparer un système de contrôle afin d’évaluer l’utilisation, l’efficacité et la sûreté des prochains vaccins », a-t-il ajouté.

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Néanmoins, les dates de livraison des premiers vaccins sèment la confusion.

Bien que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ait déclaré au début de la pandémie qu’un vaccin pourrait être prêt d’ici à l’automne, ces propos ont été jugé trop ambitieux aux yeux de l’EMA. En effet, dans un scénario optimiste, cette dernière a annoncé en mai qu’un vaccin pourrait être près d’ici à mai 2021.

Le 18 août, la Commission a rejeté les dires du ministère grec de la Santé selon lesquels un premier lot de vaccins pourrait être disponible d’ici à décembre, arguant qu’aucun calendrier n’était actuellement fixé étant donné qu’il n’y avait aucun vaccin.

À cet effet, la porte-parole de l’UE Vivian Loonela a indiqué que : « Nous sommes dans une situation où il nous est impossible de prédire une date de livraison. Nous travaillons pour qu’un vaccin sans danger soit prêt le plus rapidement possible. »

Mercredi (2 septembre) Xavier De Cuyper, directeur général de l’Agence des médicaments (AFMPS), a maintenu que la Belgique espérait un premier lot de vaccins contre le virus d’ici au printemps de l’année prochaine.

« Selon les informations dont nous disposons, j’ose dire que nous aurons un vaccin disponible en mars 2021 », a soutenu M. De Cuyper auprès du Het Laatste Nieuws.

D’après celui-ci, il est impossible pour un fabricant de livrer des vaccins à toute l’UE en même temps. Une clé de répartition serait alors nécessaire, imaginée en fonction de la population de chaque État membre.

« Une première livraison paneuropéenne impliquera sans aucun doute 50 millions de doses. La Belgique devrait en recevoir environ 1,2 million », a-t-il expliqué.

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