Covid-19 : la moitié des patients hospitalisés en Chine présentent encore des symptômes au bout de deux ans

L’étude de suivi la plus longue à ce jour, publiée dans The Lancet, a suivi environ 1200 patients à Wuhan, en Chine, qui ont été hospitalisés avec le virus de la Covid-19 pendant la première phase de la pandémie en 2020. [EPA-EFE/SHAN SHI CHINA OUT]

Une étude de suivi a révélé que plus de la moitié des patients hospitalisés pour la Covid-19 en Chine présentent encore au moins un symptôme deux ans après leur hospitalisation.

L’étude de suivi la plus longue à ce jour, publiée dans The Lancet, a suivi environ 1200 patients à Wuhan, en Chine, qui ont été hospitalisés avec le virus de la Covid-19 pendant la première phase de la pandémie en 2020.

De manière générale, la santé physique et mentale s’est améliorée avec le temps, quelle que soit la gravité initiale de la maladie. Près de 90 % des participants avaient repris leur travail habituel au bout de deux ans.

Cependant, six mois après le début de la maladie, près de 70 % des participants ont signalé au moins un symptôme long de Covid-19. Deux ans après la contamination, plus de la moitié des participants présentaient toujours au moins un symptôme.

« Nos résultats indiquent que pour une certaine proportion de survivants de la Covid-19 qui ont été hospitalisés, même si l’infection initiale a disparu, il faut plus de deux ans pour se remettre complètement de la Covid-19 », a déclaré l’auteur principal, Bin Cao, de l’hôpital de l’amitié Chine-Japon, en Chine.

Les symptômes d’une forme longue de la Covid-19 incluent la fatigue, l’essoufflement, la faiblesse musculaire et les troubles du sommeil jusqu’à deux ans après le début de la maladie.

En outre, l’étude suggère que les patients atteints de la Covid-19 ont toujours tendance à avoir une santé et une qualité de vie moins bonnes que la population générale, ce qui indique qu’il faut plus de temps pour un rétablissement complet.

L’étude a révélé que les participants « avaient une moins bonne qualité de vie et une moins bonne capacité à faire de l’exercice, davantage de problèmes de santé mentale et un recours plus fréquent aux services de soins de santé par rapport aux personnes ne présentant pas de symptômes d’une forme longue de la Covid-19 », peut-on lire dans le communiqué de presse de The Lancet.

Les patients atteints de la Covid-19 étaient plus susceptibles de faire état de douleurs articulaires, de palpitations, de vertiges et de maux de tête que ceux n’ayant pas été contaminés.

Une étude révèle que les formes graves de la Covid-19 peuvent entraîner la dépression ou l’anxiété

Une étude a révélé que les formes graves de la Covid-19 sont associées à une augmentation des risques de problèmes de santé mentale sur le long terme, tels que la dépression et l’anxiété.

La santé mentale est également affectée

En ce qui concerne la santé mentale, un patient atteint de la Covid-19 sur trois a fait état de douleurs ou d’inconfort et d’anxiété ou de dépression. Ces symptômes ont été observés quatre fois plus souvent chez les patients de la Covid-19 que chez les participants qui n’en étaient pas atteints.

Cela confirme les conclusions d’une autre étude, publiée dans la revue The Lancet Public Health le 15 mars, qui s’est penchée sur la prévalence des symptômes de dépression, d’anxiété, de détresse liée à la Covid-19 et sur la mauvaise qualité du sommeil chez des personnes avec et sans diagnostic de Covid-19.

Cette analyse, portant sur près de 250 000 personnes au Danemark, en Estonie, en Islande, en Norvège, en Suède et au Royaume-Uni, a révélé que la gravité de la maladie de Covid-19 était associée à des troubles mentaux jusqu’à 16 mois après le diagnostic. En outre, les chercheurs ont constaté que la pression sur la santé mentale était moins forte chez les personnes jamais contaminées que chez celles présentant des symptômes légers.

Les participants ayant une forme longue de la Covid-19 ont également plus souvent signalé des problèmes de mobilité ou de niveau d’activité et ont davantage eu recours aux services de soins de santé après leur sortie de l’hôpital que ceux n’ayant pas une forme longue de la Covid-19.

Étant donné que les études de suivi les plus longues à ce jour s’étendaient sur environ un an, les effets à long terme de la Covid-19 sur la santé restaient largement inconnus.

« Un suivi continu des survivants de la Covid-19, en particulier de ceux qui présentent des symptômes de Covid-19 prolongés, est essentiel pour comprendre l’évolution à long terme de la maladie, tout comme l’est une exploration plus approfondie des bénéfices des programmes de réadaptation pour le rétablissement », a déclaré M. Cao.

« Il est clairement nécessaire de fournir un soutien continu à une part importante des personnes qui ont eu la Covid-19 et de comprendre comment les vaccins, les traitements émergents et les variants influent sur la santé à long terme », a-t-il conclu.

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