Covid-19 : qui vacciner en priorité ? La Haute autorité de santé rend ses conclusions aujourd’hui

La campagne de vaccination doit démarrer fin 2020-début 2021 pour les publics prioritaires, avant d'être plus massive dans un deuxième temps. [PalSand_shutterstock]

La Haute autorité de Santé présentera lundi 30 novembre ses recommandations pour la stratégie vaccinale de la France. Elle devrait indiquer quel public sera vacciné en premier.

« La HAS présentera ses recommandations préliminaires pour définir les populations à vacciner en priorité selon l’arrivée effective des doses de vaccins » à 09H00, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Ces recommandations devraient d’abord concerner les professionnels de santé et médico-social au contact direct des malades et ceux les plus à risque de faire des formes graves de la maladie, comme les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques.

Mais parmi ces maladies, lesquelles affectent le plus le pronostic? À quel âge exactement fixer le seuil des « personnes âgées » ?

Accès aux vaccins : Merkel "inquiète", malgré les promesses du G20

Les dirigeants du G20 ont promis dimanche (22 novembre) de « ne reculer devant aucun effort » pour garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19, un volontarisme toutefois tempéré par des déclarations d’Angela Merkel notamment, « inquiète » de la lenteur des avancées en la matière.

Suspicions 

La campagne de vaccination doit démarrer fin 2020-début 2021 pour les publics prioritaires, avant d’être plus massive dans un deuxième temps.

Les professionnels de santé libéraux espèrent se voir confier la responsabilité de l’organisation de la vaccination au niveau local, en lien avec les collectivités territoriales.

« Tout sera présenté aux Français en toute transparence », avait insisté jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran, concédant que « la France a beau être le pays de Pasteur, c’est un pays qui doute parfois, et qui doute parfois fortement, plus fortement que les autres, lorsqu’il est question de vaccin ».

Non obligatoire, la vaccination s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du gouvernement « tester, alerter, protéger (et) soigner ».

L’enjeu est dans tous les cas de convaincre les Français alors qu’ils sont seulement 41% à avoir l’intention de se faire vacciner contre le Covid-19, d’après un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, publié dimanche et réalisé sur un échantillon de 1.013 personnes.

« Il y aura des gens à convaincre », avait déjà concédé le Premier ministre Jean Castex, anticipant deux écueils : un embouteillage avec des files d’attente pour se faire vacciner, comme pour les tests, et une autre partie de la population s’y refusant totalement.

Course mondiale aux vaccins

La perspective d’un vaccin protégeant contre le Covid-19 s’est concrétisée ces dernières semaines avec une pluie d’annonces de laboratoires sur l’efficacité de leur vaccin : Pfizer et BioNTech, suivis par Moderna et AstraZeneca/Université d’Oxford.

Au niveau européen, « tous les pays membres de l’Union auront accès à un vaccin en même temps, dès qu’il aura été approuvé », a souligné la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides.

« Personne ne sera laissé de côté. La répartition des doses se fera au prorata de la population de chacun des pays membres », a-t-elle rappelé dans un entretien au JDD, une fois obtenu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMA) sur un ou plusieurs vaccins.

La propagation du coronavirus chez les visons pourrait saper l’efficacité de futurs vaccins

La propagation de mutations du SARS-CoV-2 dans les cheptels de visons pourrait saper l’efficacité d’un prochain vaccin, d’après une étude d’incidence publiée par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

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