Enfants sans bras : le mystère reste entier

Les pouvoirs publics ont publié, vendredi 12 juillet, un premier rapport sur les trois clusters d’ATMS métropolitains. Si la pathologie est bien décrite, ses causes risquent de demeurer inconnues. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Les pouvoirs publics ont publié un premier rapport sur les trois clusters d’ATMS métropolitains. Si la pathologie est bien décrite, ses causes risquent de demeurer inconnues.

Les parents des enfants nés sans bras devront s’habituer à rester dans l’ignorance. Car, les scientifiques n’ont toujours pas identifié la ou les causes de la curieuse « épidémie » d’agénésie transverse des membres supérieurs (ATMS) qui semble frapper les départements de l’Ain, de la Loire Atlantique et du Morbihan.

Enfants sans bras: un 8ème cas dans l’Ain

Un petit garçon est né sans bras en 2012 dans le même périmètre que les sept autres cas déjà révélés dans l’Ain. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Neuf mois après une commande passée par la ministre de la Santé, Santé publique France et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont publié, vendredi 12 juillet, une partie des résultats de leur enquête.

Réunis dans deux comités ad hoc, les chercheurs devaient répondre à deux questions : qu’est-ce véritablement que l’ATMS et quelles causes environnementales peuvent favoriser son émergence ?

Diagnostic difficile

En résumé, l’ATMS est une anomalie transversale, n’atteignant qu’un membre, et isolée, c’est-à-dire qu’aucun autre tissu ou organe n’est impliqué. Toutefois, précise le rapport, « son diagnostic peut être difficile du fait qu’elle peut être confondue avec d’autres anomalies de nature différente et d’origines connues (génétiques ou mécaniques). »

Après avoir réexaminé les dossiers médicaux des enfants porteurs d’ATMS en Bretagne et dans l’Ain, les scientifiques ont validé 3 cas en Bretagne et 6 cas dans l’Ain. Dans cette première région, le comité recommande des « investigations complémentaires » portant notamment sur les pesticides épandus dans le cadre d’essais à l’époque des grossesses des mères concernées.

Mais l’obligation de conserver les registres sur ces produits ne court que sur cinq ans, rendant aléatoires les informations qui pourront être recueillies à cette occasion. Les scientifiques recommandent également de vérifier les analyses portant sur la qualité de l’environnement près du domicile des familles (eau, air, sol).

Pour la Loire Atlantique, qui ne dispose pas de registre des malformations, la collecte et l’examen des dossiers est en cours, indique le rapport.

Pollution de l’air : des signes d’Alzheimer chez des adolescents

Liée à la pollution de l’air, notamment aux particules fines, la maladie d’Alzheimer pourrait apparaître très tôt chez les citadins les plus exposés, ceux vivant dans de grandes métropoles. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Qu’en est-il des causes de la maladie ? Pour l’instant, personne n’en sait rien. Le second comité a lancé l’analyse de 20 000 articles scientifiques ainsi qu’une revue des substances chimiques réglementées pour tenter de révéler d’éventuelles relations de causes à effets. Cette dernière expertise fera l’objet d’un prochain rapport, indique l’Anses.

En attendant, les scientifiques ne recommandent pas « la réalisation d’une enquête épidémiologique de grande ampleur, qui nécessiterait plusieurs dizaines d’années d’observations ». Trop chère, pour trop peu de cas recensés. « La probabilité de trouver une cause commune à ces cas existe, mais elle est ‘infime’ », a expliqué à l’AFP Alexandra Benachi, cheffe du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Antoine-Beclère de Clamart. Le mystère des enfants nés sans bras risque de ne jamais être élucidé.

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