La Commission souhaite 1,5 milliard d’euros supplémentaires pour contrer la pandémie

La Commission européenne a déclaré qu’elle tirerait parti des marges budgétaires de l’UE afin de contrôler les progrès des campagnes de vaccination, des études de pharmacovigilance et de la lutte contre les nouveaux variants de la Covid-19. [EPA-EFE/MARTIN DIVISEK]

La Commission européenne a déclaré qu’elle tirerait parti des marges budgétaires de l’UE afin de contrôler les progrès des campagnes de vaccination, des études de pharmacovigilance et de la lutte contre les nouveaux variants de la Covid-19.

Sandra Gallina, directrice générale chargée du portefeuille santé à la Commission européenne, s’est exprimée devant la commission parlementaire des budgets lundi (1er février) afin de répondre à plusieurs questions relatives à la stratégie européenne de vaccination et aux contrats de vaccins signés avec les géants pharmaceutiques à la suite des contentieux avec AstraZeneca.

Le président de la commission BUDG, Johan van Overtveldt (CRE, belge), a interrogé Mme Gallina sur les intentions de l’exécutif européen concernant les marges de budget de l’UE pour cette année – soit 1,5 milliard d’euros – dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

« Nous avons besoin de cet argent », a répondu la directrice, soulignant que les fonds seraient alloués au contrôle des campagnes de vaccination à travers les États membres. Bien que tous les vaccins soient homologués, les autorités nationales ne gardent pas toutes des traces numériques à cet effet, « c’est un sujet essentiel que nous devons aborder », a-t-elle fait savoir.

Ces fonds supplémentaires pourraient également être utilisés afin de financer les études de pharmacovigilances menées par les États membres sur des questions telles que l’utilisation d’une dose d’un vaccin pour stimuler une première piqûre provenant d’une autre société pharmaceutique.

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Néanmoins, Mme Gallina a insisté sur le fait que cet argent serait nécessaire pour mener à bien des recherches scientifiques sur les nouveaux variants du virus.

« Je remercie la commission des budgets si vous nous aidez à accroître la recherche au sujet des variants à la Covid-19 », a-t-elle déclaré.

La représentante de la Commission européenne a expliqué qu’à l’heure actuelle, la Commission européenne avait investi plus de 3,4 milliards d’euros dans la lutte contre la pandémie : 2,7 milliards d’euros par le biais des fonds européens et 750 millions d’euros de la part des États membres.

Environ 84 % de cette enveloppe ont été attribués aux vaccins, alors que le reste a été utilisé dans l’achat de Remdesivir et de tests antigéniques rapides ainsi que dans la formation du personnel de soins de santé.

Plus de la moitié des fonds ajoutés par les États membres – environ 416 millions d’euros – sera destinée à l’acquisition de vaccins en provenance de Novavax et Valneva, toujours en phase test à l’heure actuelle.

Grâce à ces deux sociétés, Bruxelles proposera une gamme de huit vaccins différents.

S’adressant aux députés européens, Mme Gallina a soutenu que l’UE n’aurait pas reçu plus de doses de la part des firmes pharmaceutiques si elle avait payé plus cher la dose, étant donné que « le problème réside dans la fabrication ».

En outre, elle a également rejeté les suppositions selon lesquelles des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, où les taux de vaccination sont meilleurs, bénéficieraient « d’un meilleur traitement » de la part des géants pharmaceutiques.

« En substance, nous recevons ce que nous avons commandé », estime-t-elle, exception faite d’AstraZeneca.

D’après Mme Gallina, les commandes conclues avec AstraZeneca ont été drastiquement réduites au quart de ce qui avait été initialement prévu en raison de perturbations annoncées par la société fin janvier. Nous pourrions atteindre 30 % de volume prévu, en fonction des dernières déclarations faites par la firme.

Au cours du week-end, AstraZeneca a avancé qu’elle serait en mesure de distribuer neuf millions de doses supplémentaires afin d’atteindre 40 millions.

De tels propos portent à croire que les chiffres conclus jusqu’à mars étaient de 120 millions de doses, et non 80 millions comme indiqué dans plusieurs médias.

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