La Commission réduit la présence de contaminants cancérigènes dans les aliments

La Commission réduit la présence de contaminants cancérigènes dans les aliments [SHUTTERSTOCK]

Le 11 août, la Commission a établi de nouvelles teneurs maximales en cadmium et en plomb dans un large éventail de produits alimentaires. Cette volonté découle des engagements pris dans le cadre du plan européen de lutte contre le cancer. Ces mesures s’appliqueront d’ici à la fin du mois.

Annoncées le 11 août, ces mesures visent à réduire encore plus la présence de contaminants cancérigènes dans les aliments et à rendre les aliments sains plus accessibles, a fait savoir l’exécutif européen dans un communiqué.

Les nouvelles limites pour le plomb et le cadmium s’appliqueront à partir du 30 août et 30 août respectivement.

Le cadmium est un métal lourd toxique lié à une série de cancers, notamment du poumon, de l’endomètre, de la vessie et du sein.

Les eurodéputés demandent l’élimination complète de l’amiante cancérigène

Le Parlement européen a demandé la création d’une stratégie visant à éliminer complètement l’amiante cancérigène afin de renforcer la protection des travailleurs et de réduire l’exposition à ce produit chimique courant.

Il est présent dans l’environnement, tant naturellement que du fait des activités agricoles et industrielles. La principale source d’exposition au cadmium pour les non-fumeurs sont les denrées alimentaires.

Le plomb étant aussi un contaminant naturellement présent dans l’environnement, les aliments sont la principale source d’exposition humaine au plomb.

Cette décision fait suite à deux avis publiés par le groupe scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM) en 2009 et 2010.

En 2009, les chercheurs avaient défini une dose hebdomadaire tolérable (DHT) de cadmium plus faible que par le passé, à 2,5 microgrammes par kilogramme de poids corporel (µg/kg pc) en se basant sur l’analyse de nouvelles données. La DHT est le niveau auquel on n’observe pas d’effets indésirables.

Un an plus tard, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) évaluait l’implication pour la santé de la présence de plomb dans l’alimentation. À ce titre, elle concluait que les niveaux d’exposition au plomb présentaient un risque sanitaire faible, voire négligeable, pour la plupart des adultes, mais qu’il existait certaines inquiétudes potentielles concernant d’éventuels effets sur le développement neurologique chez les jeunes enfants.

Début août de cette année, Stella Kyriakides indiquait que « la décision d’aujourd’hui vise à mettre les consommateurs au premier plan en rendant nos aliments plus sûrs et plus sains, comme nous nous y sommes engagés dans le cadre du plan européen de lutte contre le cancer ».

« Il s’agit également d’une nouvelle étape dans le renforcement des normes de l’Union européenne, déjà élevées et de calibre mondial, dans la chaîne alimentaire de l’UE et de fournir des aliments plus sûrs, plus sains et plus durables à nos citoyens », a-t-elle ajouté.

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