Attention danger sur les « hand spinners »

Le « hand spinner », un jouet adoré par les enfants, fait maintenant partie de la liste des produits dangereux de l’UE. [Pavel Kobysh / Shutterstock]

Monnaie courante dans les cours de récréation, le « hand spinner » vient d’être mis sur la liste de produits dangereux de l’UE.

Les « hand spinners », ces toupies colorées qui ont connu un succès fulgurant en 2017, présentent un risque pour les enfants, en particulier ceux qui incluent de petites piles permettant au jouet de s’éclairer.

C’est ce que révèle un rapport du système d’alerte rapide de l’UE, qui souligne qu’en cas d’ingestion, les piles plates peuvent brûler l’œsophage et les intestins, tandis que de petites pièces facilement détachables représentent également un danger pour les jeunes enfants.

« Des inquiétudes ont été soulevées en raison d’accidents impliquant de jeunes enfants ayant avalé des parties cassées du jouet ou des piles boutons, avec, dans ce dernier cas, la nécessité d’hospitaliser immédiatement les enfants », indique le rapport, qui consacre une page entière au jouet.

Le rapport ajoute que les mesures mises en place par le système d’alerte rapide ont permis aux autorités nationales d’échanger rapidement des informations afin que « les hand spinners dangereux soient repérés, arrêtés aux frontières et dans les ports, ou détruits ». En 2017, le système a été de plus en plus utilisé par les autorités nationales, qui ont diffusé plus de 2 000 alertes. La catégorie de produits la plus notifiée était celle des jouets (29 %), suivie de près par les véhicules à moteur (20 %), et de celles des vêtements, appareils électriques et équipements pour enfant, comme les tétines.

Cependant, bien que les jouets figurent en haut de la liste, la catégorie ne représente que 6 % des actions de suivi des autorités nationales. Dans le cadre du système d’alerte, les États membres sont tenus de prendre des mesures lorsqu’ils détectent un produit à risque sur leur marché intérieur.

Pour ce qui est des risques, en 2017, c’est le risque de blessure qui a enregistré le plus de notifications (28 %), suivi du chimique (22 %) et de l’étouffement (17 %).

La contrefaçon menace les smartphones et leurs utilisateurs

L’industrie de la téléphonie mobile européenne a largement pâti de la croissance du marché des contrefaçons de smartphones en 2015. Une situation qui met la sécurité des consommateurs en péril.

« Il est primordial que le plus de personnes possible comprenne le contenu des alertes », a déclaré  Vĕra Jourová, commissaire pour la justice, les consommateurs et l’égalité des genres ajoutant que, d’ici fin 2018, des informations seraient disponibles dans les 24 langues officielles de l’UE. Les 28 États membres participent au système d’alerte, ainsi que la Suisse, le Liechtenstein et l’Islande.

Bien que saluant le niveau de sécurité des produits en Europe, Vĕra Jourová a ajouté : « malheureusement, dans beaucoup d’autres domaines, nous devons encore améliorer l’application de la législation et veiller à ce que les consommateurs puissent bénéficier de leurs droits. C’est là l’objet de notre prochaine ‘nouvelle donne pour les consommateurs’ ». La Commission devrait dévoiler sa « nouvelle donne pour les consommateurs » en avril, qui vise à mettre à jour les règles existantes et à améliorer la protection des consommateurs.

Les produits fabriqués dans l’UE doivent répondre à des critères stricts, mais une augmentation des achats de produits provenant de pays tiers, en particulier en ligne, signifie que « les problèmes de sécurité des produits se mondialisent constamment », selon le rapport.

La Chine continue à être le pays produisant le plus de produits dangereux, mais le nombre d’alertes reste stable, à 53 %, pour 26 % provenant d’Europe. Bien que le pays asiatique soit encore responsable de plus de la moitié de ces produits depuis le lancement du système en 2010, l’UE affirme qu’elle prend des mesures pour résoudre ce problème en organisant, par exemple, des sommets et en échangeant de bonnes pratiques sur la sécurité des produits.

L’Europe centrale et orientale toujours plus proche de la Chine

16 pays d’Europe centrale et orientale se sont rassemblé en Hongrie autour de Viktor Orbán pour un forum commercial avec la Chine. Le pays étend doucement son emprise, y compris sur les pays des Balkans qui ne font pas partie de l’UE.

 

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