Grippe : 60% des pharmaciens en rupture de stock de vaccins

Des appels ont été lancés en faveur de cette vaccination, notamment par l'Académie de médecine, les sociétés savantes de pédiatrie ou des députés de la majorité. Le but : éviter que des malades de la grippe ne s'ajoutent à ceux du Covid-19 et engorgent encore plus les hôpitaux. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

Les pharmaciens de ville ont indiqué mardi être, pour 60% d’entre eux, en rupture de stock de vaccins contre la grippe. En une semaine, plus de 5 millions de vaccins ont été écoulés, soit la moitié de ceux délivrés en 2019.

« Les pharmaciens vont être à sec », a assuré Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) lors d’une conférence de presse, indiquant attendre « les 40% des vaccins qui restent encore à livrer ».

92% des pharmacies en rupture de stock en fin de semaine

« Nous demandons à l’industrie d’accélérer la seconde livraison », a-t-il ajouté, « sinon 92% des pharmaciens seront en rupture avant la fin de la semaine ».

Une floraison d’appels a été lancée en faveur de cette vaccination, notamment par l’Académie de médecine, les sociétés savantes de pédiatrie ou des députés de la majorité. Le but : éviter que des malades de la grippe ne s’ajoutent à ceux du Covid-19 et engorgent encore plus les hôpitaux.

En plus de ce que les laboratoires devraient livrer aux pharmacies françaises (13 millions de vaccins contre 11 l’année dernière), l’État avait annoncé récupérer des doses supplémentaires sur le marché européen. « Entre 1 et 2 millions de doses qui arriveront sur le marché en décembre », selon USPO.

Covid-19, les applications de traçage traversent les frontières

L’application allemande de traçage du nouveau coronavirus, « Corona-Warn-App », fonctionne désormais en Italie ainsi qu’en Irlande, et vice-versa. Toutefois, ce n’est pas le cas partout, notamment en France, où l’outil utilise un système central. Un article d’Euractiv Allemagne.

Réserver les vaccins aux personnes prioritaires

« Je m’étonne aujourd’hui d’entendre que des entreprises comme des assureurs, des collectivités, ont des vaccins et se font vacciner par leur infirmière d’établissement ou par le médecin du travail. Je croyais qu’on avait dit qu’il fallait réserver cette année les vaccins aux personnes prioritaires, ceux qui avaient un bon [de prise en charge de l’Assurance maladie] ? », s’interroge Gilles Bonnefond, pour qui « c’est un énorme raté ».

La campagne de vaccination contre la grippe, débutée il y a une semaine, vise en priorité les personnes fragiles face au virus, soit près de 16 millions de personnes à risque (plus de 65 ans, personnes atteintes de certaines maladies, dont l’asthme, le diabète, obésité majeure, femmes enceintes…). 316 060 professionnels de santé libéraux sont également prioritaires.

Chaque année, la grippe saisonnière touche 2 à 6 millions de personnes. Elle entraîne des dizaines de milliers de passages aux urgences et fait 10.000 morts en moyenne.

Accès universel à l’eau et hygiène des mains : éléments centraux de notre réponse mondiale à la COVID-19 !

Pour bon nombre de soignants ainsi que pour les patients dans les pays en développement, le risque d’être infecté par la COVID-19 et de la transmettre à leur tour est particulièrement élevé car ils ne disposent pas d’accès au lavage des mains, alerte la députée européenne Chrysoula Zacharopoulou.

Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer