Le Kazakhstan agit pour compenser l’assouplissement des restrictions liées au coronavirus

Kazakhstan coronavirus Astana Times [astana.gov.kz]

Le succès des mesures prises par le Kazakhstan pendant la première vague du coronavirus a été salué par la communauté internationale. Toutefois, actuellement, le pays doit agir face à l’augmentation du nombre de contaminations faisant suite à l’assouplissement des restrictions.

Malgré un nombre très faible de cas de covid-19 déclarés ce printemps, le Kazakhstan a pris des mesures déterminantes pour couper court à la propagation du virus. Entre-temps, les restrictions ont été assouplies, engendrant alors une deuxième vague de la pandémie de coronavirus. En Europe de l’Est, notamment en Bulgarie et en Serbie, les pays sont également touchés par ce phénomène.

Le Kazakhstan prend des mesures décisives contre le coronavirus

Malgré le nombre relativement faible de cas confirmés de coronavirus et un premier décès signalé jeudi 26 mars, les autorités du Kazakhstan, pays voisin de la Chine, prennent la pandémie très au sérieux.

À la suite de l’assouplissement des restrictions, plus de 61 000 cas et 375 décès ont été dénombrés au Kazakhstan. Selon le classement établi par l’Université Johns-Hopkins (USA), le Kazakhstan occupe désormais la 31e place des pays les plus touchés par le virus.

Pour le gouvernement du pays, une recrudescence du nombre de personnes contaminées n’est pas souhaitable ni acceptable. Dès lors, le Kazakhstan s’est adapté à ce nouveau phénomène épidémiologique et a pris des mesures concrètes visant à endiguer la propagation du virus.

Le président Kassym-Jomart Tokayev a d’ailleurs ordonné que 150 milliards de tenges kazakhs (319 millions d’euros) soient versés dans la lutte contre le coronavirus.

De plus, sur la base d’une proposition formulée par le ministère de la Santé afin de stabiliser la situation épidémiologique, les autorités ont décidé d’étendre les restrictions de quarantaine dans le pays pour deux semaines supplémentaires, soit du 20 juillet au 2 août.

En outre, davantage de mesures ont été prises pour garantir la sécurité de la population durant l’état d’urgence.

Le pays a mis l’accent sur l’assistance sociale octroyée à son peuple. Les amendes et les sanctions du quotidien ont été levées, de même que le remboursement de la dette et des intérêts sur les prêts. Ceux qui ont perdu des revenus à cause de l’état d’urgence perçoivent des payements mensuels et des quantités de provisions sont gratuitement distribuées aux groupes sociaux les plus vulnérables.

L’analyse des fautes commises a poussé à l’adoption de plusieurs mesures administratives, notamment le changement de gestion du système de santé.

Le ministre de la Santé a été remercié et remplacé par un homologue. Qui plus est, le nouveau ministre de la Santé bénéficie d’un statut particulier lui octroyant davantage de pouvoirs afin d’assurer la coopération inter-agences dans la lutte contre le virus.

Ainsi, le président Tokayev a chargé le gouvernement et les akimats (municipalités) de présenter des rapports journaliers et des documents visant à lutter contre la pandémie au ministère de la Santé. Parallèlement, les recommandations et les exigences du ministre de la Santé aux autres membres du gouvernement et aux akims (les maires) deviendront une priorité à suivre.

Par ailleurs, le ministère de la Santé a mis en place une méthodologie de recensement conforme aux pratiques internationales. En conséquence, le taux d’incidence a augmenté, ce qui soulève des questions sur la situation épidémiologique nationale et au sein des institutions internationales.

Néanmoins, cette procédure aurait été lancée afin d’empêcher toute croissance du sentiment de méfiance à l’égard des statistiques fournies par le ministère de la Santé.

La pandémie a aussi mis en lumière plusieurs problèmes dans les activités de deux organisations sanitaires nationales : SK Pharmacia, une organisation étatique spécialisée dans la distribution de médicaments dans les établissements médicaux, et le Fonds d’assurance maladie obligatoire.

Les chefs de ces deux structures ont été démis de leurs fonctions et remplacés. Un contrôle de leurs dernières activités financières et économiques a été entamé, à la demande du président.

Les nouveaux représentants ont pour mission de lancer la production et créer une réserve nécessaire de médicaments et d’appareils médicaux.

Par exemple, si la situation épidémiologique venait à s’aggraver, ils devraient acheter 4 000 respirateurs supplémentaires, dont plus de 3 000 proviendraient de producteurs nationaux.

Dans un même temps, le ministère de l’Industrie et du Développement de l’infrastructure a assuré que d’ici au mois d’août, presque 600 respirateurs produits au Kazakhstan pourront être commandés par les organisations sanitaires du pays.

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