L’UE poursuit sa croisade contre les maladies cardiovasculaires

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Les maladies cardiovasculaires tuent plus que toute autre maladie dans l’Union européenne.  Des experts souhaitent que l’Union renforce son action dans ce domaine, qui est responsable de 52 % des décès chez les femmes et 42 % chez les hommes en Europe. 

Le groupe d'eurodéputés « MEP Heart Group », le Réseau européen du cœur et la Société européenne de cardiologie ont inauguré la première « Semaine de la santé cardiovasculaire ». Une semaine  d'évènements visant à mettre en évidence les problèmes liés aux maladies cardiovasculaires.

Lors de l'un des évènements, Nick Townsend du British Heart Foundation Health Promotion Group de l'université d'Oxford a déclaré que « les maladies cardiovasculaires sont la cause principale de décès chez les femmes [52 %] dans l'ensemble de l'UE ».

Ce type de maladie est la première cause de mortalité chez les hommes (42 %) dans tous les États membres, sauf l'Espagne, la France, les Pays-Bas et la Slovénie. Plus de 20 % des décès des moins de 65 ans dans l’UE sont dus à des problèmes cardiovasculaires .

Le taux de mortalité a toutefois diminué au cours des 30 dernières années, selon Nick Townsend.

Selon les estimations, les maladies cardiovasculaires coûtent plus de 196 milliards d'euros par an à l'UE. Les budgets en la matière varient entre 4 % des dépenses en soins de santé au Luxembourg et 17 % en Estonie, en Lettonie et en Pologne.

Selon Ramon Luengo-Fernandez du département de la santé publique de l'université d'Oxford, sur ces 196 milliards d'euros, 106 milliards sont consacrés aux soins de santé, 44 milliards (22 %) dans des soins informels, 27 milliards (14 %) dans la mortalité précoce et 19 milliards dans l'absence au travail ou la retraite anticipée.

Des taux de mortalité inégaux

Les taux de mortalité des maladies coronariennes sont généralement plus élevés en Europe centrale et orientale que dans le reste de l'Europe. La tendance est la même pour les accidents vasculaires cérébraux.

Selon Michael Hübel, chef de l'unité « gestion des programmes et maladies » à la DG Santé et consommateurs, une politique transversale est un élément à prendre en compte en vue d'apporter une réponse adéquate.

« De nombreuses disparités dans les maladies cardiovasculaires en Europe sont provoquées par un certain nombre de différences en terme de facteurs à risque, chez les fumeurs, les personnes en surpoids, celles qui n’exercent pas d'activité physique et qui consomment de l'alcool dans une moindre mesure. La première partie du défi de l'UE est de s'attaquer à ces facteurs de risque à l'échelle européenne », ajoute-t-il.

Environ 4 millions d'Européens et 1,9 million de citoyens de l'UE décèdent chaque année de maladies cardiovasculaires, selon la Société européenne de cardiologie. Les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont les formes les plus répandues des maladies cardiaques.

Les États membres de l'UE ont convenu de s'attaquer aux facteurs sous-jacents dans le programme d'action dans le domaine de la santé 2003-2008. Objectif : réduire le nombre de décès provoqués par les maladies cardiovasculaires.

Un élément important dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires est de s'attaquer à ses causes, dont le tabagisme, l'obésité, une mauvaise alimentation, le manque d'activité physique et une tension sanguine élevée.

  • 4-8 novembre : Semaine de la santé cardiovasculaire au Parlement européen

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