L’UE se veut rassurante sur la crise de la viande chevaline

L'ADN de viande chevaline a été retrouvé dans 0,61 % des échantillons testés". [Duncan C/Flickr]

La Commission a lancé une deuxième série de tests pour détecter la présence de viande de cheval dans des produits à base de viande bovine. Seulement 0,61 % des produits ont été jugé positif, contre 4,6 % l’année dernière.

Bonne nouvelle pour les amateurs de viande bovine : les taux de de présence de viande chevaline ont fortement chuté dans les produits préparés à base de viande bovine. La Commission a effectué un suivi de l’exercice effectué en 2013, au moment de la crise de la viande de cheval : 4,6 % des produits analysés avaient alors donné des résultats positifs. Cette année, ce taux ne s’élève plus qu’à 0,61 %. Le scandale de la viande chevaline a éclaté en Europe au printemps 2013, ce qui a provoqué le retrait de produits des magasins, soulevé les craintes des consommateurs. Les gouvernements ont également mené des enquêtes dans la chaîne de transformation des produits alimentaires.

>> Lire : Barroso agit afin de limiter les dégâts du scandale de la viande chevaline

Tonio Borg, commissaire en charge de la santé, a indiqué que les conclusions confirmaient que les efforts ont porté leur fruit. Il a ajouté que le nombre accru de contrôles sur la fraude alimentaire a un impact réel.

« Le rétablissement de la confiance des entreprises et des consommateurs européens à l’égard de notre chaîne alimentaire est essentiel pour notre économie étant donné que le secteur alimentaire est l’un des secteurs économiques les plus importants de l’UE.Je suis convaincu que le travail en cours continuera d’avoir des retombées positives. La lutte contre les pratiques frauduleuses doit se faire en déployant des efforts conjoints pour cibler les maillons les plus faibles de la chaîne d’approvisionnement alimentaire », a indiqué le commissaire maltais dans un communiqué.

Au total, 2 622 contrôles ont été effectués par les autorités compétentes dans les 28 pays de l’UE ainsi qu’en Norvège, en Islande et en Suisse.

Parmi ces contrôles, seuls 16 ont révélé des traces d’ADN de viande de cheval, soit 0,61 % des échantillons. Les 16 cas ont fait l’objet d’un suivi de la part des autorités compétentes dans les États membres concernés. Selon la Commission, des mesures d’exécution appropriées comprennent le retrait du marché, traçabilité, réétiquetage, contrôles supplémentaires auprès de l’entreprise du secteur alimentaire et sanctions.

L’exécutif européen estime que l’utilisation de plans de contrôle coordonnés de manière ad hoc s’est révélée utile pour mettre au jour la fraude dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Il prévoit d’ailleurs d’utiliser davantage de cet outil dans d’autres domaines. L’UE souhaite ainsi discuter avec les États membres pour voir quel produit fera partie des prochains programmes.

En 2013, le scandale de la viande de cheval faisait les gros titres de la presse en Europe et ailleurs. Cette révélation d’une utilisation de viande de cheval comme viande de bœuf a fait apparaître la nature complexe de notre chaîne d’approvisionnement alimentaire mondialisée. Les éléments de preuve collectés ont montré qu’il ne s’agissait pas d’un problème de sécurité alimentaire ou de santé publique, mais d’une question d’étiquetage frauduleux motivée par la perspective de gains.

L’industrie alimentaire européenne a été confrontée à une crise de confiance de la part des consommateurs et les indices de confiance à l’égard des entreprises du secteur ont atteint leur plus bas niveau historique.La Commission a travaillé en concertation étroite avec les autorités compétentes des 28 pays de l'UE afin de déterminer avec précision comment de la viande de cheval a pu se retrouver dans des produits étiquetés viande de bœuf.

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