La France devient le premier pays à interdire l’additif E171

On trouve l’E171 de la mozzarella au glaçage des gâteaux. [Shutterstock]

L’interdiction de l’additif E171, à savoir le dioxyde de titane, dans les produits alimentaires prendra effet au 1er janvier 2020. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Prévue par la loi agriculture et alimentation du 30 octobre 2018, la suspension du colorant E171 s’est quelque peu fait attendre. D’abord réticent, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait finalement indiqué, en janvier, attendre l’avis de l’Anses avant de signer l’arrêté de suspension.

Publié lundi 15 avril, cet avis confirme l’existence de nombreuses incertitudes sanitaires, notamment du point de vue cancéreux. Publiée en janvier 2017, une étude menée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) avait en effet suggéré, chez l’animal, un effet promoteur de cancérogénèse au niveau colorectal.

L’E171 est souvent utilisé pour apporter une blancheur et une opacité naturelle aux aliments et est utilisé dans un vaste éventail de produits, de la mozzarella au glaçage des gâteaux.

Trop de perturbateurs endocriniens dans l'alimentation des Européens

Six résidus de pesticides sur dix, quantifiés dans l’alimentation européenne, sont des perturbateurs endocriniens suspectés, selon un rapport de l’association Générations futures. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Une suspension restreinte aux produits alimentaires

Dans un communiqué, les ministères de l’économie et de la transition écologique pointent «un manque de données que les metteurs sur le marché et fabricants de cet additif auraient dû fournir, ce qui ne permet pas de répondre aux recommandations formulées par les agences d’évaluations et de lever les incertitudes résiduelles pour garantir la sécurité de l’utilisation de cet additif».

Prenant effet à compter du 1er janvier 2020, l’arrêté de suspension, qui ne concerne que les produits alimentaires (et non les dentifrices, les cosmétiques ou les médicaments), «a été signé et sera publié dans les meilleurs délais», indique le gouvernement.

Il sera ensuite présenté à la Commission européenne et aux autres États membres, qui «se réuniront dans un délai de dix jours pour examiner cette mesure». La suspension touchera en effet tous les produits fabriqués en France, mais également ceux importés.

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