Le gouvernement compte sur la vaccination à l’école pour les adolescents

Pour les adolescents, le ministère va mobiliser les ARS (Agences régionales de santé) et l’Éducation nationale pour vacciner au maximum avant la rentrée. La campagne de vaccination va ainsi s’étendre aux établissements scolaires ou en accompagnement du milieu scolaire. [EPA-EFE/CHEMA MOYA]

Alors que l’objectif de 50 millions de primo-vaccinations avant septembre est presque atteint, le gouvernement souhaite accélérer la campagne vaccinale auprès des 12-17 ans.

L’objectif est clair : convaincre les adolescents de se faire vacciner. Annoncée par le ministère des Solidarités et de la Santé lors d’une conférence de presse mardi (17 août) comme le « premier enjeu » du moment, la vaccination des plus jeunes est le nouveau défi du gouvernement.

Pour ce faire, il a déjà assoupli les règles de consentement parental. Comme le rappelle service-public.fr, les adolescents de plus de 16 ans peuvent décider seuls de se faire vacciner, sans autorisation parentale. Pour les plus jeunes, « l’accord d’un seul des deux parents, ou des responsables légaux suffit. Le ou les parents doivent donner leur accord en remplissant une attestation téléchargeable sur le site du ministère de la Santé. » Le jour de la vaccination, l’adolescent de moins de 18 ans n’est pas obligé de venir accompagné de l’un de ses parents ou tuteurs légaux.

Le gouvernement souhaite aussi rendre la vaccination géographiquement plus accessible, toujours dans cette stratégie d’aller vers les gens afin de proposer la vaccination dans les lieux de vie. Côté adultes, « pour convaincre les plus hésitants », il va proposer de grosses opérations dans les lieux de travail et les centres commerciaux, après avoir investi les lieux de villégiature cet été.

Covid-19 : la HAS approuve l’utilisation du vaccin Moderna pour les 12-17 ans

La Haute autorité de santé (HAS) a donné mercredi (28 juillet) son feu vert à l’utilisation du vaccin Moderna pour les 12-17 ans, qui devient ainsi le deuxième vaccin, après le Pfizer, à pouvoir être administré dans cette tranche d’âge.

Pour les adolescents, le ministère va mobiliser les ARS (Agences régionales de santé) et l’Éducation nationale pour vacciner au maximum avant la rentrée. La campagne de vaccination va ainsi s’étendre aux établissements scolaires ou en accompagnement du milieu scolaire. Pour proposer des vaccins aux enfants de familles réfractaires au vaccin, et selon la couverture vaccinale, les ARS déploieront des équipes mobiles dans les établissements scolaires ou des sorties scolaires vers les centres de vaccination seront proposées aux élèves à partir de la rentrée.

À l’heure actuelle, 52 % des 12-17 ans sont vaccinés, contre 82 % des 18 ans et plus,
87 % des 50 ans et plus, 88 % des 60 ans et plus, 84 % des 80 ans et plus et 81 % des comorbides. En tout, la France compte 46,5 millions de personnes de primo-vaccinés et 39,4 millions de vaccinations complètes. Le gouvernement touche donc du doigt l’objectif de vacciner 50 millions de personnes avant la rentrée, soit 90 % de la population de plus de 12 ans.

En revanche, la vaccination des moins de 12 ans est encore en suspens, car des études cliniques sont en cours. Le ministère n’attend pas de résultats avant la fin 2021 et n’envisage pas de campagne vaccinale avant 2022, pour le moment en tout cas.

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Les avantages de la scolarisation des enfants l’emportent sur le risque de contracter et de propager la Covid-19, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Campagne de rappel vaccinal à partir de septembre

La vaccination connaît depuis la semaine dernière un ralentissement, alors que l’annonce présidentielle du 12 juillet avait provoqué « un boost » des demandes de vaccins, selon le ministère. 100 000 rendez-vous sont pris chaque jour sur Doctolib pour une première injection, contre 150 000 au début du mois d’août, car encore de nombreux Français sont réticents ou hésitent. La demande fléchit alors que des créneaux sont vacants.

À partir de septembre, le gouvernement va lancer la campagne de rappel vaccinal, soit l’injection d’une troisième dose  pour la plupart des gens — certaines personnes fragiles ayant déjà reçu une troisième dose. Elle sera à destination d’un « public avec une protection immunitaire affaiblie », notamment les plus âgés et les immunodéprimés. « Nous allons lancer la campagne sur ces personnes sans attendre, mais nous attendons encore des précisions des autorités scientifiques pour d’autres personnes », indique le ministère. Cinq millions de personnes sont donc concernées par cette campagne : les 90 ans et plus, les résidents en Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et en USLD (unités de soins de longue durée), les personnes immunodéprimées et les à très haut risque de formes graves.

Les Ehpad et USLD pourront commander des doses de Comirnaty (Pfizer/BioNTech) dès lundi (23 août), pour débuter la vaccination dès le 15 septembre. Pour les autres, la prise de rendez-vous en centre se fera autour du 1er septembre, avec Comirnaty et Spikevax (Moderna), « le schéma hétérologue était pertinent scientifiquement » selon le ministère.

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L’alliance Pfizer/BioNTech a plaidé lundi (16 août) auprès des autorités sanitaires américaines en faveur d’une autorisation future d’une troisième dose pour tous de son vaccin contre la Covid-19, en leur soumettant des résultats préliminaires encourageants.

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