Le nuage radioactif qui a touché la France venait bien de Russie

L’énergie nucléaire est toujours entachée par des soucis de sécurité et de coûts, mais l’Europe n'arrive toujours pas à y renoncer.

L’agence russe de météorologie confirme que le nuage nucléaire détecté en Europe provenait d’une région située entre la Volga et l’Oural. Un article de notre partenaire Ouest-France.

L’agence russe de météorologie Rosguidromet a reconnu le 20 novembre qu’une concentration très élevée de ruthénium-106 avait été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie, confirmant ainsi les rapports de plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité. Ce nuage radioactif a ensuite touché plusieurs pays européens, dont la France.

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Le 10 novembre, on apprenait qu’un produit radioactif avait été détecté en France — et dans l’atmosphère d’une majorité des pays européens — entre fin septembre et la mi-octobre. Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), cela résultait sans doute d’un accident nucléaire survenu en Russie, voire au Kazakhstan.

Rosguidromet, l’agence russe de météorologie, a reconnu ce lundi qu’une concentration « extrêmement élevée » de ruthénium-106 avait été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie.

Une concentration 986 fois trop importante

« Le radio-isotope Ru-106 a été détecté par les stations d’observation d’Arguaïach et de Novogorny » entre le 25 septembre et le 1er octobre, précise Rosguidromet.

Selon la même source, le taux le plus élevé a été enregistré dans la station d’Arguaïach, un village proche de Tcheliabinsk, dans le sud de l’Oural, où « une concentration extrêmement élevée » de ruthénium-106 « excédant de 986 fois » les concentrations enregistrées le mois précédent a été détectée.

Rosguidromet ne donne pas d’indication sur la source potentielle de la pollution mais Arguaïach est située à 30 kilomètres du complexe nucléaire Maïak, touché par un des pires accidents nucléaires de l’histoire en 1957. Maïak est aujourd’hui un site de retraitement de combustible nucléaire usé.

Entre la Volga et l’Oural

L’agence russe précise que le ruthénium-106 a ensuite été détecté au Tatarstan puis dans le sud de la Russie, avant qu’il ne se fixe à partir du 29 septembre « dans tous les pays européens, à partir de l’Italie et vers le nord de l’Europe ».

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