L’EMA annonce le lancement de l’examen accéléré de la pilule anti-Covid de Merck

Donné à des patients dans les quelques jours suivant un test positif, le traitement au molnupiravir pourrait réduire par deux les risques d'hospitalisation et de décès, selon un essai clinique mené par Merck. [Michael Vi/Shutterstock]

L’Agence européenne des médicaments a annoncé ce lundi (25 octobre) le lancement de l’examen accéléré de la pilule contre le Covid-19 du laboratoire américain Merck, un remède facile à administrer appelé à devenir un outil crucial dans la lutte contre la pandémie, car complémentaire des vaccins.

« Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA a lancé un examen continu du médicament antiviral oral molnupiravir (…) développé par Merck (…) pour le traitement de la Covid-19 chez les adultes », ce qui permet d’accélérer la procédure, a déclaré dans un communiqué le régulateur européen installé à Amsterdam.

Les résultats préliminaires d’études de laboratoire et d’études cliniques « suggèrent que le médicament peut réduire la capacité du SARS-CoV-2 (…) à se multiplier dans le corps, empêchant ainsi l’hospitalisation ou le décès chez les patients atteints de Covid-19 », a précisé l’EMA.

S’il est approuvé, ce médicament, appelé molnupiravir, représenterait ainsi une avancée majeure en permettant de réduire assez facilement les formes graves de la maladie.

Pour rappel, les antiviraux comme le molnupiravir agissent en diminuant la capacité d’un virus à se répliquer, freinant ainsi la maladie.

Donné à des patients dans les quelques jours suivant un test positif, le traitement réduit par deux les risques d’hospitalisation et de décès, selon un essai clinique mené par Merck, également appelé MSD hors des Etats-Unis.

L’EMA évaluera la conformité du molnupiravir aux normes européennes habituelles en matière d’efficacité, de sécurité et de qualité.

Covid-19 : un vaccin différent pour la dose de rappel semble plus efficace, selon l'EMA

L’administration d’une dose de rappel d’un vaccin contre la Covid-19 différent de celui reçu lors des premières injections pourrait susciter une réponse immunitaire plus forte qu’un rappel avec le même vaccin, a souligné jeudi (21 octobre) le régulateur européen.

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