L’EMA envisage le vaccin contre la variole pour combattre la variole du singe

La variole du singe est une maladie le plus souvent bénigne mais sa diffusion en dehors des zones endémiques, principalement en Europe, reste une source de préoccupation. [Arif biswas/Shutterstock]

Le régulateur européen du médicament a déclaré jeudi (2 juin) avoir entamé des discussions avec le fabricant d’un vaccin contre la variole humaine, éradiquée depuis plus de 40 ans, pour éventuellement étendre son utilisation contre sa cousine, la variole du singe.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué qu’elle était en contact avec le fabricant du vaccin contre la variole Imvanex « par précaution », pour s’assurer qu’il y ait un stock suffisant si nécessaire.

« Bien que la propagation soit plutôt sans précédent en Europe, il ne s’agit pas actuellement d’une urgence de santé publique », a déclaré Marco Cavaleri, le chef de la stratégie vaccinale de l’EMA, lors d’une conférence de presse.

La variole du singe est une maladie le plus souvent bénigne mais sa diffusion en dehors des zones endémiques, principalement en Europe, reste une source de préoccupation.

Plus de 550 cas dans 30 pays -où la maladie n’est pas endémique et n’apparaît que très rarement- ont été signalés à l’OMS depuis le début de l’éruption actuelle de cas il y a près d’un mois.

La variole du singe (monkeypox en anglais) ou « orthopoxvirose simienne » est une maladie considérée comme rare, connue chez l’être humain depuis 1970. Elle est due à un virus à ADN.

Elle est considérée bien moins dangereuse et contagieuse que sa cousine, la variole, éradiquée depuis plus de 40 ans.

Le vaccin Imvanex, fabriqué par la société danoise Bavarian Nordic, a été autorisé par l’EMA en 2013 pour la variole, mais le fabricant n’avait pas demandé à l’époque une autorisation pour son utilisation contre la variole du singe.

Les données animales ont montré qu’Imvanex était « efficace » contre la variole du singe, a soulevé M. Cavaleri.

Le vaccin pourrait être administré aux personnes qui ont été étroitement en contact avec des individus contaminés pour empêcher la propagation de la maladie.

L’EMA espère que le fabricant danois demandera l’autorisation « dès que possible », a déclaré M. Cavaleri, sans toutefois donner de délai.

La Commission européenne a indiqué la semaine dernière à l’AFP qu’elle travaillait déjà à la centralisation des achats de vaccins et de traitements contre la variole du singe.

Subscribe to our newsletters

Subscribe