Les Européens inégaux face au bien-être

File d'attente.

File d'attente.

Le bonheur et l'optimisme ne sont plus de rigueur chez les Européens, selon une enquête d'Eurofound. Qui révèle le fossé grandissant entre les revenus depuis le début de la crise financière.

La Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) a réalisé son enquête auprès de 28 États membres et de 6 autres pays européens. L'organe tripartite de l'Union évalue les conséquences de la crise sur le bien-être des Européens.

 

Le Danemark, la Finlande, la Suède et les Pays-Bas enregistrent les niveaux de bien-être les plus élevés dans la plupart des mesures.

 

Ce sont les personnes à hauts revenus qui se sentent mieux dans les pays où l’on constate une augmentation du bien-être.

 

Dans le même temps, les catégories à faibles revenus connaissent les plus fortes baisses dans ce domaine. Cette situation indique que le fossé entre les riches et les pauvres s’est creusé au cours de la crise.

 

La Finlande, la Suède et les Pays-Bas ont enregistré une baisse de satisfaction entre 2011 et 2007, malgré les conséquences modérées de la crise économique sur ces pays.

 

Alors que l'Estonie et la Grèce souffrent le plus depuis 2007, la situation des pays à bas revenus, comme la Bulgarie et la Roumanie, s’améliore.

 

« Les décideurs politiques qui veulent maximiser le PIB semblent se tourner vers l'Allemagne pour trouver des solutions. Mais ceux qui souhaitent améliorer le bien-être feraient mieux de regarder le Danemark, la Pologne ou même l'Espagne. Ces pays semblaient tenir le coup, du moins en 2011, en termes de bien-être moyen et d'inégalité en la matière », selon Rob Anderson, le dirigeant de l'unité Conditions de Vie et Qualité de Vie d’Eurofound.

 

Le mécontentement frappe des groupes spécifiques

 

L'enquête montre que la crise frappe de manière inégale.

 

Les taux les plus bas de bien-être touchent les personnes malades ou handicapées, séparées ou divorcées et celles entre 35 et 49 ans.

 

Les chômeurs ont également manifesté le plus leur manque de bien-être.

 

Le rapport révèle des disparités entre les États membres sur des sujets spécifiques. Les Français sont par exemple les plus stressés et les Italiens se sentent les plus seuls. Les niveaux peu élevés de vitalité se trouvent au Royaume-Uni.

 

Les Roumains sont très satisfaits de leur niveau d'enseignement et les Néerlandais ne se sentent pas stressés.  

 

L'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Hongrie, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie présentent de grandes inégalités en matière de bien-être.

La crise européenne risque de se transformer en une tragédie humanitaire. De nombreuses personnes ont perdu leurs moyens de subsistance, car les secteurs public et privé ont supprimé des emplois pour éviter de se retrouver encore plus dans le rouge.

 

Incapables de payer les factures, comme le loyer, les taux de suicide auraient augmenté parmi les citoyens des pays les plus sévèrement frappés par la crise, dont l'Espagne et la Grèce.

 

Bon nombre d'entre eux ont perdu l'accès aux services publics, comme des soins de santé et des médicaments à un prix abordable. La violence entre les citoyens et la police fait rage au cours des nombreuses manifestations.

 

La crise a toutefois révélé une recrudescence d'un esprit de communauté : des bénévoles distribuent gratuitement de la nourriture et de l'eau aux personnes dans le besoin.

 

La Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) est un organe tripartite de l'Union qui vise à fournir des informations dans le domaine des politiques sociales et professionnelles.

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