Les Européens n’ont pas peur de vieillir et de travailler plus longtemps

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En Europe, le nombre de travailleurs entre 55 et 64 ans a grimpé de 10 % au cours des dix dernières années, selon des statistiques publiées aujourd’hui lors du lancement de l’année européenne du vieillissement actif.

Un sondage de l'Eurobaromètre a révélé que le nombre de personnes employées entre 60 et 64 ans était passé de 25 % pour toute la population de l'Union en 2000 à 30 % en 2010 et que ce pourcentage pour les personnes âgées de 55 à 59 ans avait augmenté de 11 % pour la même période.

La Commission met en exergue le défi démographique auquel est confronté le vieux continent, où la proportion des personnes âgées de plus de 55 ans devrait passer de 30 à 40 % entre aujourd'hui et 2060. Ce phénomène entraînera notamment des tensions sur l'emploi, les retraites et le budget de la santé.

La plupart des Européens (71 %) sont conscient de ce problème, mais moins de la moitié (42 %) pense qu'il y a matière à s'inquiéter.

Les retraites au coeur du problème

La Commission souhaite que les groupes plus âgés aient la possibilité de rester sur le marché du travail et de partager leur expérience, peut-on lire dans un communiqué. Mais la question la plus épineuse demeure celle de l'âge de la retraite.

En raison de la crise financière, les gouvernements tentent de reculer l'âge de la retraite. Seul un Européen sur trois est d'accord avec le recul de l'âge officiel de la retraite d'ici à 2030, bien qu'il s'agisse aujourd'hui d'une priorité politique dans de nombreux pays.

Le président français, Nicolas Sarkozy, a fait passer une loi qui reculera progressivement l'âge minimum de la retraite de deux ans, à 62 ans. Son adversaire socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a promis de conserver l'âge de 60 ans pour certains travailleurs. Ce sujet fait l'objet de nombreux débats politiques dans d'autres pays également.

Les femmes se trouvent jeunes plus longtemps

Ce sondage révèle aussi que beaucoup (61 %) pensent que les citoyens devraient pouvoir continuer de travailler après l'âge officiel de la retraite.

Il met également en lumière des différences de perception de la jeunesse et de l'âge dans l'UE. Les Maltais et les Suédois de plus de 37 ans ne sont plus considérés comme jeunes, tandis que les Grecs et les Chypriotes de 49 ans sont toujours perçus comme tels.

En moyenne, les Européens pensent que la jeunesse se termine un peu avant le 42e anniversaire et que la vieillesse commence à 64 ans, mais les femmes ont tendance à se trouver jeunes plus longtemps (65 ans pour les hommes et 62 ans pour les femmes).

Ce sondage montre que la population est prête à rester active malgré le vieillissement. László Andor, le commissaire en charge de l'emploi, des affaires sociales et de l'intégration, a commenté les résultats de cette étude : « Je suis persuadé que l’Année européenne jouera le rôle d’un déclic incitant les citoyens, les parties prenantes et les décideurs à agir en faveur du vieillissement actif et à aborder les problèmes du vieillissement de manière positive. » 

Contexte

 

L'Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle a pour objectif de sensibiliser la population à la contribution des personnes âgées à la société et de promouvoir des mesures visant à créer de meilleures opportunités pour que les personnes du troisième âge puissent rester actives.

Ce projet concerne l'emploi, mais aussi le bénévolat, et promeut des mesures de santé visant à améliorer les conditions de travail des personnes plus âgées.

Le but est d'encourager les décideurs et les parties prenantes à s'engager sur des points spécifiques liés au vieillissement actif et à prendre des mesures pour atteindre ces objectifs.

Prochaines étapes

  • 2012 : Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle. 

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