Les fausses promesses sur les aliments épinglées par la répression des fraudes

Le taux d'anomalie sur les allégations de santé présentes sur les aliments s'élève à 44%, selon l'enquête de la répression des fraudes. [Alexandre Rotenberg/Shutterstock]

Thés, chocolats, céréales… De nombreuses allégations de santé sur les produits alimentaires ne sont pas conformes à la réglementation européenne, surtout sur Internet, a alerté la DGCCRF (répression des fraudes) lundi 21 juin 2021. Un article de notre partenaire Ouest-France.

« Facilite la digestion », « s’utilise lors d’un rhume »… Un nombre croissant de promesses figure sur les emballages des produits alimentaires. Appelés « allégations de santé », ces messages, qui impliquent l’existence d’une relation entre une denrée et la santé, sont encadrés en Europe depuis 2007. Or, « encore beaucoup […] sont non conformes, surtout sur internet », a alerté la répression des fraudes lundi 21 juin 2021.

La DGCCRF a réalisé des contrôles sur plus de 300 établissements. Elle a ciblé les produits les plus susceptibles de porter des allégations : infusions, thés, chocolats, céréales, miels. Résultats : le taux d’anomalie s’élève à 44 %.

« Les écarts sont significatifs entre les établissements physiques (commerces, sites de production…), qui affichent un taux de 38 %, et ceux vendant leurs produits sur internet (69 %). » En ligne, de nombreux professionnels « recopient des informations trouvées sur des sites non marchands ou dans des livres, sans s’interroger sur la véracité ou la légalité des messages », constate la DGCCRF.

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Les allégations thérapeutiques interdites

Elle a adressé 60 avertissements, 71 injonctions et 17 procès-verbaux. La majorité des tromperies concerne la présence d’allégations thérapeutiques (« prévient les maladies cardiaques », par exemple), d’allégations non autorisées (« la noix de coco facilite la digestion »), trop générales (« Détox »), et d’allégations nutritionnelles non conformes à la composition du produit (une teneur en vitamine trop faible pour inscrire « source de vitamines »).

Ces messages peuvent représenter un danger « en particulier chez les plus vulnérables, qui pourraient à tort prendre des produits en substitution de méthodes thérapeutiques », avertit la DGCCRF.

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