Pourquoi les Belges ont choisi la stratégie des « bulles sociales » pour leur déconfinement

Sophie Wilmès, la Première ministre belge. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET/POOL]

En Belgique, le déconfinement a aussi commencé lundi 11 mai. Le gouvernement belge a misé sur les « bulles sociales », qui limitent les interactions à quatre personnes, pour limiter la propagation du COVID-19. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

« On ne va pas demander à la police de venir vérifier chez vous si vous êtes quatre ou cinq », tempère le vice-premier ministre belge Alexandre De Croo, au micro de la RTBF. Il évoquait, mercredi 6 mai, l’opération de déconfinement en Belgique, avancée du 18 au 11 mai, et la règle dite des « bulles sociales » promue par le gouvernement.

Le principe ? Permettre à chaque habitant de choisir quatre personnes maximum, qu’elle pourra côtoyer en dehors de son travail. Un moyen de ramener la vie sociale au cœur des foyers belges. Mais aussi de limiter la propagation du virus à un nombre restreint de personnes. Et facilement identifiables.

L’impossible contrôle de la mesure

Seulement, en pratique, la mesure semble difficile à appliquer. « Le contrôle de ces règles est très compliqué, mais nous comptons sur votre civisme et votre sens des responsabilités », a déclaré la Première ministre belge, Sophie Wilmès, lors d’une conférence de presse.

Problème, les Belges n’ont toujours très bien compris les tenants et aboutissants de cette règle. Il faut dire qu’elle a été annoncée dans la précipitation. Nous sommes le mercredi 6 mai. Il est 22 h 30. Le Conseil national de sécurité belge vient de finir sa réunion et annonce déjà ses mesures au cours d’une conférence de presse : « Il y a deux choses, les décisions que l’on prend et la manière dont on les explique, reconnaît Alexandre De Croo auprès de la RTBF. Et c’est clair que si on le fait tard le soir »…

Les vélos commencent à s’imposer en ville avec la pandémie

Les mesures de confinement ont réduit le trafic dans de nombreuses villes, qui en ont profité pour favoriser les déplacements à vélo et interdire les voitures dans les centres. Euractiv Allemagne jette un œil à Paris, Bruxelles et Berlin.

Une incompréhension dès son annonce

Car en réalité, l’idée n’est pas de choisir quatre personnes différentes. Mais plutôt un autre foyer composé de quatre personnes. De plus, les personnes choisies doivent être les mêmes pour les deux foyers. Une sorte de vase clos social dans lequel une famille pourrait entrer, en résumé.

« C’est une bulle qui fusionne avec une autre bulle. Chaque individu de la famille ne peut pas voir quatre personnes différentes », a précisé Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral francophone de la lutte contre le coronavirus au quotidien La Libre Belgique. Un choix qui a été difficile à faire, ce week-end, à l’occasion de la fête des Mères dans le pays.

Car l’objectif reste bien d’éviter cette fameuse deuxième vague de contaminations tant redoutée par toute l’Europe. « L’adaptation prudente de ces règles ne peut pas donner l’impression qu’il y a un feu vert pour fixer un rendez-vous de manière illimitée avec les membres de notre famille ou nos amis, assure le porte-parole du centre de crise, Benoît Ramacker, à l’agence de presse Belga. Si nous faisons cela, nous allons donner au virus le champ libre pour se propager sans entrave dans notre société. »

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