Madrid exclut un nouvel état d’urgence à l’échelle nationale, mais autorise les confinements locaux

epa08624481. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'une conférence de presse après la réunion de son cabinet ministériel. EPA-EFE/ZIPI [EPA-EFE/ZIPI]

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez ne déclarera pas un nouvel état d’urgence dans son pays en raison de la pandémie de COVID-19. Les gouvernements régionaux sont habilités à imposer des mesures locales, si nécessaire. Un article d’Euroefe.

Le 25 août, le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez a tenu la première réunion de son cabinet ministériel après la pause estivale afin d’aborder les questions liées au coronavirus.

« L’évolution de la pandémie devrait tous nous préoccuper », a déclaré M. Sanchez. « Nous sommes parvenus à aplatir la courbe dans des situations plus graves et spectaculaires que celle que nous traversons actuellement. Je suis certain que nous pouvons de nouveau y arriver si chacun d’entre nous agit de façon responsable », a-t-il ajouté.

Bien que le Premier ministre ait exclu l’état d’urgence à l’échelle nationale, une procédure qui a engendré un confinement draconien de la mi-mars à juin, il a confirmé que les gouvernements régionaux étaient habilités à prendre des mesures locales de confinement, si nécessaire.

Il a également avancé que 2 000 militaires pourraient être déployés afin d’aider les autorités à mettre en place des systèmes de suivi des contacts dans leur région.

Les gouvernements des 17 régions espagnoles sont désormais responsables de la gestion de la pandémie au niveau local, et ce, depuis que Madrid leur en a donné l’autorisation après la fin de l’état d’urgence.

La France "dans l'attente des grands laboratoires pour disposer d'un vaccin"

Le ministre français de la santé Olivier Véran a souligné mardi 11 aout que la France et les Européens sont « dans l’attente de grands laboratoires pour disposer d’un vaccin », alors que la Russie affirme avoir développé le « premier vaccin » contre le coronavirus.

Les États membres appellent à la vigilance

Mardi 25 août, plusieurs nations européennes appellent à la vigilance et conseillent de ne pas voyager en Espagne, où le nombre d’infections de coronavirus est monté en flèche depuis la fin du confinement national il y a deux mois.

La saison estivale en Espagne, le deuxième pays le plus visité au monde l’année dernière, se traduit par un échec cuisant pour le secteur touristique, qui représente environ 12 % du PIB annuel.

Tous les espoirs reposent sur le succès d’une transition vers « un nouveau mode de vie » à la suite des trois mois de confinement.

L’Espagne a été l’une des nations les plus touchées au début de la pandémie. Tandis que le virus a atteint son paroxysme entre mars et avril, le pays enregistrait quotidiennement des milliers de nouvelles infections et des centaines de décès.

Le pays surpasse de nouveau les autres nations européennes, avec presque 40 500 cas de COVID-19 dénombrés la semaine dernière, un chiffre qui porte le taux d’infection à 85,8 pour 100 000 personnes. Dans les foyers de contamination, comme à Madrid, le taux était d’environ 200 pour 100 000 au cours de la même période.

Le Royaume-Uni, dont les habitants constituent la majorité des touristes en Espagne, conseille de ne pas se rendre dans la péninsule ibérique et impose une quatorzaine pour tous les citoyens britanniques revenant du pays.

Excuses du commissaire européen au Commerce pour avoir enfreint les règles liées au virus

Le commissaire européen au Commerce, l’Irlandais Phil Hogan, a présenté ses excuses dimanche 23 aout pour sa participation à un dîner de gala en violation des restrictions sanitaires liées au nouveau coronavirus, un scandale qui lui vaut des appels à la démission.

Les voyages en Espagne sont à éviter

Lundi (24 août), les Pays-Bas ont placé la totalité de l’Espagne, notamment les îles Canaries, sur la liste des pays à éviter. Dès lors, chaque personne de retour d’Espagne devra se mettre en quarantaine. Il est également recommandé de passer un test virologique (RT-PCR), mais celui-ci n’est pas obligatoire.

La Belgique a, quant à elle, décidé de prolonger son interdiction pour les voyages non essentiels vers plusieurs régions espagnoles, notamment Madrid, le Pays basque, les îles Baléares et Barcelone. En outre, il est vivement conseillé aux personnes retournant d’autres régions espagnoles de se confiner pendant deux semaines et de se faire tester.

L’Allemagne et l’Autriche ont pris des mesures similaires, mais sans inclure les îles Canaries, une destination touristique populaire.

De son côté, la France recommande de ne pas se rendre en Catalogne et en Aragon, mais aucune mesure de confinement n’a été prise pour ceux qui en reviennent.

Les ministres espagnol et italien de la Santé se sont entretenus par téléphone afin de coordonner leurs actions visant à contenir la propagation du virus.

L’Italie a ajouté l’Espagne à sa liste des pays à haut risque le 13 août, imposant à chaque personne de retour d’Espagne de passer un test de dépistage. Les procédures pour ce faire ont été mises en place dans les grands aéroports internationaux du pays.

Néanmoins, certains passagers de retour à Rome après 18 h se sont retrouvés face à des portes closes, car les centres de test étaient fermés. Ils ont donc été directement transférés vers un service de dépistage « au volant ».

« Nous sommes allés dans un service de dépistage drive-in en famille, et avons fait la file derrière 300 autres véhicules », a expliqué un passager.

En Catalogne, les représentants ont limité les rassemblements à dix personnes, alors que Madrid a conseillé aux habitants des quartiers les plus touchés de rester chez eux.

Depuis le début de la crise, l’Espagne a enregistré plus de 400 000 cas de coronavirus et plus de 28 000 décès.

Contrairement aux mois de mars et avril, où l’âge moyen des personnes contaminées était de 60 ans, il tourne désormais autour de la trentaine.

La crise sanitaire provoque une chute spectaculaire des versements aux actionnaires

Année noire en vue pour les dividendes: sous l’effet de la crise sanitaire et des pressions des régulateurs, les versements aux actionnaires ont connu une baisse sans précédent depuis 2009, une situation qui pourrait perdurer dans les secteurs les plus touchés.

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