En Belgique, des mesures strictes seront maintenues « jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible »

Le Premier ministre belge Alexander De Croo. [EPA-EFE/YVES HERMAN]

Les mesures décidées pour contenir la deuxième vague de contaminations au COVID-19 resteront en place à long terme, a déclaré le Premier ministre belge, Alexander De Croo, lors d’une visite dans un hôpital.

« Tant qu’il n’y aura pas de vaccin, nous allons devoir vivre avec [les mesures et nous y tenir] beaucoup plus strictement que durant l’été », a déclaré le Premier ministre belge Alexander De Croo. Des propos tenus mercredi 4 novembre lors d’une conversation avec le roi Philippe et le personnel soignant d’un hôpital situé à Alost, selon l’agence de presse Belga News Agency.

« Même si nous allons voir les effets [des mesures], nous devons signifier très clairement qu’il s’agira d’un effort de longue haleine », a prévenu le chef du gouvernement.

Le moment viendra où les chiffres liés à l’infection diminueront, mais « la plus grande tâche est de faire en sorte que les gens adhèrent aux mesures pendant une longue période, afin de s’assurer que la situation dans les hôpitaux se normalise – ce qui prendra des mois », a ajouté Alexander De Croo.

Le Premier ministre a souligné qu’il avait tiré les leçons de ce qui était arrivé lorsque les restrictions avaient été assouplies au printemps, après la première vague. Il a ajouté que les mesures strictes devraient rester en vigueur « pendant les mois à venir ».

Le taux d’augmentation des nouvelles contaminations au COVID-19 en Belgique a ralenti, mais il est trop tôt pour dire que la deuxième vague a atteint son apogée, a déclaré le gouvernement, lundi 2 novembre. De nouvelles restrictions sont alors entrées en vigueur pour éviter une saturation du système de santé, imposant de facto un confinement à la population.

Mercredi 4 novembre, pour la première fois en deux mois, le nombre de contaminations a légèrement baissé, selon les données fournies par l’institut de santé belge Sciensano.

Entre le 25 et le 31 octobre, 14 235 nouveaux cas en moyenne ont été détectés chaque jour, ce qui représente une baisse de 4 % par rapport à la semaine précédente.

Les experts de la santé soulignent cependant que cette diminution s’explique aussi par le fait que les personnes ne présentant pas de symptômes ont été testées moins fréquemment.

Le nombre total de cas confirmés en Belgique depuis le début de la pandémie est de 452 541.

Par ailleurs, le pays avance dans la planification de sa future campagne de vaccination. Le porte-parole interfédéral du gouvernement belge pour le COVID-19, Steven Van Gucht, a déclaré qu’il était « permis d’espérer que les premiers résultats des essais soient annoncés en novembre-décembre ».

La Belgique s’attend à lancer les premières grandes campagnes de vaccination « au cours du printemps prochain », probablement entre mars et juin, a déclaré Steven Van Gucht, ajoutant que le gouvernement était en négociation avec la Commission européenne concernant l’approvisionnement en vaccins, dès lors que ceux-ci seraient disponibles.

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