Taxe roumaine sur la malbouffe : soutien à Bruxelles

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L'Alliance européenne pour la Santé Publique (EPHA) a fait part de son soutien au gouvernement roumain concernant la taxe sur la malbouffe dans une lettre cosignée par l'eurodéputée roumaine Oana Antonescu (Parti populaire européen).

Comme l'a rapporté EURACTIV, le ministre roumain de la santé Attila Czeke a annoncé en janvier qu'il introduirait une taxe sur les fast-foods en mars afin d'améliorer les programmes de santé du pays (EURACTIV 07/01/10).

Bien qu'il soit le premier pays à envisager des mesures fiscales pour combattre l'obésité et d'autres maladies liées au régime alimentaire, EPHA a expliqué dans une lettre ouverte au premier ministre roumain Emil Boc et au ministre de la santé M. Czeke que la Roumanie n'était pas seule.

Saluant la taxe sur la malbouffe, l'association a affirmé qu'elle pourrait servir comme modèle pour d'autres Etats membres de l'UE qui voudraient faire la même chose dans les années à venir.

La lettre souligne également l'impact économique de cette taxe et affirme que les maladies liées au régime alimentaire coûtent à l'économie européenne 192 milliards d'euros par an.

EPHA presse également le gouvernement roumain d'envisager des mécanismes fiscaux et des subventions pour augmenter l'attractivité et le caractère bon marché des aliments sains pour les consommateurs, et pointe les produits à haute intensité en sucre, en sel et en graisse. De telles mesures ont été introduites avec succès au Royaume-Uni.

La restauration rapide peut avoir des effets désastreux sur le corps à moyen et long terme, a déclaré l'eurodéputée de centre droit Mme Antonescu. Elle a indiqué que la taxe devait être considérée comme une forme d'éducation. Les fonds générés par ces taxes devraient être utilisés uniquement pour des programmes d'information du public sur les ingrédients et les substances nocives, a-t-elle dit.

Cette proposition est aussi innovante parce qu'elle va générer des revenus pour le secteur de la santé publique, affirme la lettre de l'EPHA.

 Un programme européen basé sur cette initiative serait bienvenue et pourrait mener à un standard de régime alimentaire plus sain dans l'UE, a conclu Mme Antonescu dans son discours.

Cependant, EURACTIV Roumanie a rapporté que la taxe sur la malbouffe pourrait augmenter els prix alimentaires de plus de 20 %, selon Sorin Minea, président du groupe de producteurs alimentaires Romalimenta.

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